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par Bertrand Hugonnard-Roche

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    PAUL LACROIX,
    L’ « HOMME-LIVRE » DU XIXe SIÈCLE

    L’ermitage mondain du bibliophile Jacob à l’Arsenal.
    Journée d’études BNF / CRISES / PLH
    Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal,
    20 mars 2015.

    Lecture de textes inédits de Paul Lacroix par Jean-Luc Faivre.
    Seront exposées à cette occasion certaines pièces exceptionnelles
    du fonds Paul Lacroix.

    Modalités d’inscription :
    Par téléphone au 01.53.79.49.49 (du lundi au vendredi, 9h-17h).
    Par mail à l’adresse suivante : visites@bnf.fr

     

    MATINÉE

    Présidence Nicolas MALAIS, libraire, docteur et enseignant à l’université Paris Ouest
    Nanterre La Défense, CSLF.
    Paul Lacroix dans sa « chapelle » de l’Arsenal : lieu de travail, lieu d’exposition,
    lieu de sociabilité.
    9h00 : accueil des participants.
    9h15 : ouverture de la journée par Bruno BLASSELLE, directeur de la bibliothèque de
    l’Arsenal.
    9h30 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
    9h45 : Magali CHARREIRE (université Montpellier III Paul-Valéry, CRISES) – Vermeer à
    l’Arsenal : la bibliothèque-musée de Paul Lacroix.
    10h15 : échanges et discussions.
    10h30 : pause.
    10h45 : Rémi VERRON (EPHE) – Paul Lacroix, un conservateur de la bibliothèque de
    l’Arsenal ?
    11h15 : Bertrand HUGONNARD-ROCHE (libraire et chercheur) – Paul Lacroix et Octave
    Uzanne, apprentissages d’un jeune homme de lettres : votre exemple comme guide et
    votre mérite comme but.
    11h45 : échanges et discussions.
    12h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
    12h15 : pause et déjeuner.

    APRÈS-MIDI

    Présidence Christian AMALVI, professeur à l’université Montpellier III Paul-Valéry,
    CRISES.
    Paul Lacroix en réseau(x) : haines, amitiés et confraternités.
    14h00 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
    14h15 : Marine LE BAIL (Arsenal / université Toulouse-Jean Jaurès, PLH) – Paul Lacroix :
    quel(s) bibliophile(s) derrière le masque ?
    14h45 : Jérôme DOUCET (libraire et chercheur) – Paul Lacroix, un camarade du Petit
    Cénacle.
    15h15 : échanges et discussions.
    15h30 : pause.
    15h45 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
    16h00 : Éric DUSSERT (BNF) et Laurent PORTES (BNF) – Les dénonciations du Bibliophile
    Jacob.
    16h45 : échanges et discussions.
    17h00 : clôture de la journée par Christian AMALVI (université Montpellier III Paul-
    Valéry, CRISES)
    17h15 : lecture par Jean-Luc FAIVRE.
    17h30 : fin de la journée.

    Inscrivez-vous pour venir !





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    Le visuel ci-dessus donnera un indice à ceux qui ne sauraient pas encore de quel ouvrage il s'agira ...
    Vous avez trouvé ? Je vous donnerai très bientôt le titre et le contenu du volume, mais souscrivez dès maintenant ! 200 exemplaires seulement !

          Chers amis Uzannophiles et Bibliophiles,

          Préparez-vous à ce que le PROJET UZANNE 2.0 devienne courant avril le LIVRE UZANNE 2.0 ... Les amis qui me font confiance peuvent me contacter pour un tarif préférentiel avant le lancement de l'impression ... je dois garder encore le mystère mais vous ne serez pas déçus !
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          A vos claviers et à vos chéquiers ! Vous ne serez pas déçus !

         Important : les chèques reçus ne seront encaissés qu'au moment du lancement de l'impression courant avril voire fin avril.

          Bien cordialement, Bertrand Hugonnard-Roche

    PS : tous les exemplaires seront nominatifs et numérotés à la plume et paraphés par l'éditeur. Une dédicace pourra être apposée sur simple demande.

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    Cliquez sur une des trois images pour télécharger
    le bulletin de pré-commande !





    ISBN 978-2-9547892-1-7


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    Certains d’entre vous n’ont peut-être pas oublié les billets que j’ai naguère consacrés sur ce blogà l’éditeur Léon Curmer (1801-1870).


    Le hasard me rend acquéreur d’un acte sous seing privé pour le moins surprenant (*). À l’automne 1830, Alexandre Curmer (1805-1855) et son frère aîné Léon acquièrent un vaste terrain arboricole situé… au Mexique, dans l’isthme de Tehuantepec, c’est-à-dire à la limite géographique des Amériques centrale et du Nord


    Oui, vous avez bien lu : au Mexique !


    Je m’interroge... Si les frères Curmer voulaient investir dans un sol fructifère qui leur procurât quelque gain, les possibilités ne manquaient pas. Les abords immédiats de la capitale, non bâtis en ce premier tiers du XIXesiècle, suffisaient à leurs besoins. À défaut, l’Île-de-France toute proche, encore agricole, offrait maints champs ou jardins. Alors pourquoi avoir cherché au-delà de l’Atlantique ?


    Un été très chaud


    Plongeons-nous dans l’ambiance de l’époque. Le roi Charles X a perdu sa couronne voici presque trois mois. Par cette étouffante fin juillet 1830, en signant les Ordonnances de Saint-Cloud qui suspendent la liberté de la presse, il a précipité sa chute. Le peuple de Paris s’est insurgé durant les Trois Glorieuseset le vieux monarque a dû s’enfuir piteusement. La Restauration a vécu, les Bourbons ne régneront plus jamais sur la France. Mais dès le 30 juillet, la bourgeoisie parisienne récupère le mouvement. Damant le pion aux Républicains désorganisés, elle institue une monarchie constitutionnelle inspirée du modèle britannique. Une charte est promulguée, qui efface les outrances de celle octroyée en 1814 - non sans condescendance - par l’opiniâtre mais avisé Louis XVIII. Le duc d’Orléans, cousin du roi, est nommé lieutenant-général du royaume, ce qui garantit la cohésion nationale. Le 9 août, il est désigné roi des Français sous le nom de Louis-Philippe I er. Il restera 17 ans sur le trône avant d’en être chassé, à son tour, par une autre révolution. En résumé, on a évité le pire mais on a eu très chaud - dans tous les sens du terme ! Les frères Curmer ont dû suivre ces événements avec angoisse… Les souvenirs de la sanglante Convention, des errements du Directoire, des grandioses illusions perdues de l’Empire hantent toujours les mémoires. Les fantômes du passé ne demandent qu’à ressurgir. Que réserve l’avenir ? En abolissant l’ordre établi, une nouvelle République ne menacerait-elle pas bientôt les personnes et les biens ?


    Ces incertitudes ont-elles incité les Curmer à aller voir ailleurs - et même très loin… - si l’herbe est plus verte ? Pourtant, le Mexique connaît lui aussi des troubles. En mars 1829, la bataille de Tampico a brisé l’ultime espoir de reconquête des Espagnols. Le pays vivra bien d’autres bouleversements.



    Un achat hasardeux


    Que dit l’acte ? Les frères Curmer traitent avec un propriétaire de Seine-et-Marne demeurant dans la petite commune de Larchant mais l’accord est signé au Havre. Or on se souvient que leurs parents avaient tous deux des attaches normandes, leur père par son géniteur, leur mère par sa naissance. De plus, leur frère cadet, Adolphe, est né en 1809 à Boulogne-sur-Mer. Le lieu de signature tient-il du hasard ?


    Les acheteurs s’obligent à acquérir un terrain de 1 200 arpents - mesure de Paris, équivalent de quelque 41 000 ares, soit un peu plus de 4 km2. Il s’agit donc d’une vaste surface - celle du 7e arrondissement de Paris, par exemple.


    La vente est conclue pour 60 000 francs. Sachant qu’un franc de 1830 vaut environ 2,20 euros de 2006, c’est l’équivalent de quelque 132 000 euros que les frères Curmer s’engagent à débourser - le prix, aujourd’hui, d’un studio parisien d’une quinzaine de m2 ou d’un trois-pièces à Dijon. L’investissement n’a donc rien d’anodin.


    Sur cette somme de 60 000  francs, 3 000 (soit 6 600 euros) sont payables sous trente jours en effets de commerce (trois billets à ordre de 1 000 francs). Le solde de 57 000 francs (soit 125 400 euros) est exigible dans les quatre ans, à  intérêt de 5 %  par an.


    Deux clauses encadrent cet accord.


    L’une protège les acheteurs. Elle prévoit qu’en cas d’échec d’une expédition maritime organisée par le vendeur, la transaction sera annulée et les acquéreurs remboursés de leur mise dans le délai d’un an. Le nom du navire est précisé - La Glaneuse - mais pas sa destination. S’agit-il du Mexique ? Quelle est la finalité de cette course sur les mers ? En quoi influe-t-elle sur la cession ? L’acte n’en souffle mot.


    L’autre clause ménage les intérêts des deux parties. Elle stipule que si, malgré eux, les frères Curmer ne peuvent tirer du terrain un entier profit durant la première année, le vendeur conservera les 3 000 francs à titre d’indemnité, sans pouvoir rien exiger d’autre. Ce dernier n’est donc pas certain de la nature du sol qu’il possède. Est-ce pour cette raison qu’il cherche à s’en défaire ? Quant aux deux frères, ils assument le risque de perdre l’équivalent de presque 7 000 euros - preuve de leur aisance.



    Isthme de Tehuantepec (Mexique)

    Un songe exotique ?


    De tout cela, que penser ?


    Les frères Curmer engagent une forte somme dans cette affaire hasardeuse. Ils acceptent d’emblée d’y laisser des plumes. La faillite de leur défunt père, au printemps 1806, puis sa mort prématurée en exil quelques années plus tard, ne leur a donc pas servi de leçon ? Leur esprit d’entreprise semble l’avoir emporté sur la raison. Léon en pâtira puisqu’il fera lui-même faillite en 1845.


    Pourquoi avoir acquis ces 400 hectares perdus au bout du monde ? Par crainte qu’en France, une nouvelle révolution amène au pouvoir des Républicains qui aboliraient la propriété privée ? Et pour quelles récoltes ? Le Mexique produit des tomates, des courgettes, des melons, des pastèques, des papayes… L’acheminement de ces biens jusqu’en France eût-il été rentable ? À moins qu’on ait envisagé de les vendre sur place…


    Un flot d’autres questions surgit. La vente fut-elle réellement conclue ? Des circonstances imprévues la rendirent-elles caduque ? Le navire La Glaneuse parvint-il à bon port ? J’ai l’idée de taper à tout hasard, sur le moteur de recherche d’Internet, navire+glaneuse. Miracle ! Je tombe sur les Annales maritimes et coloniales de 1830 qui m’apprennent que « le navire La Glaneuse, (parti) du Havre avec soixante-dix joyeux émigrans qui allaient coloniser une partie du pays des Mosquitos, est arrivé à Gracias-à-Dios le 18 février ». Ce débarquement a donc eu lieu sept mois plus tôt, et au Honduras. Mais je n’en sais pas davantage sur l’expédition de l’automne suivant.


    Je m’interroge de nouveau. Qui est ce Pierre Joseph Villers, le vendeur ? Je retourne sur Internet. Par chance, les Archives départementales de Seine-et-Marne ont mis en ligne leurs registres d’état civil. J’examine les tables décennales de la commune de Larchant, balaie tout le XIXesiècle : rien. Ni naissance, ni mariage, ni décès au nom de Villers.


    Je m’interroge encore. Le terrain apporta-t-il le profit escompté ? Les frères Curmer le conservèrent-ils ? À qui appartient-il aujourd’hui ? Et là bien sûr, je n’ai pas de réponse.


    Tout de même… qu’allaient-ils faire dans cette galère ?


    Pour finir, je précise qu’en langage autochtone, Tehuantepecsignifie La colline du jaguar. Cela me rappelle un beau poème parnassien qu’on apprenait jadis en classe, avant que mai 1968 eût tout emporté : Le rêve du jaguar.


    En pariant ainsi sur l’avenir, les frères Curmer ne furent-ils pas bernés ? Firent-ils un beau songe exotique au réveil brutal, voire cruel ? Je cède la plume au poète injustement oublié qu’est Leconte de Lisle :


    En un creux du bois sombre interdit au soleil

    Il s'affaisse, allongé sur quelque roche plate ;

    D'un large coup de langue il se lustre la patte ;

    Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;

    Et, dans l'illusion de ses forces inertes,

    Faisant mouvoir sa queue et frissonner ses flancs,

    Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,

    Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants

    Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.





    Thierry COUTURE


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    Déjà près de 40 précommandes au 3 avril 2015 !

    Merci d'avance.

    Bertrand Hugonnard-Roche




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    Un des plus beaux livres à figures du XVIème siècle, affichait  la notice du catalogue. Le bibliophile avisé sait lire entre les lignes, mais il est vrai que le livre est sympathique et il mérite une petite notice sur le Bibliomane Moderne.


    J’avais déjà eu l’occasion d’évoquer la suite gravée sur ce thème des Métamorphoses par le graveur de Nuremberg Virgil Solis : http://le-bibliomane.blogspot.fr/2010/04/virgil-solis-interprete-les.html - en décrivant l'édition de Frankfort,  bilingue latin-allemand, imprimée par Corvin, Feyrabent et Galli en 1563 ... Virgil Solis s’était inspiré, en les inversant, des bois de Bernard Salomon, dit le Petit Bernard. A son tour, Bernard Salomon inspirera les générations suivantes, dont l'émailleur Jean I Limousin, mais aussi des peintres aussi connus que le Titien, Carrache, Velázquez ou Rubens.


    Je recherchais donc depuis longtemps le livre-source gravé par Bernard Salomon, celui de la 4e vente Berès m’ayant  échappé en 2006. (De peu, d’une seule enchère ! - sourire - ). Alors je n’ai pas laissé passer cet exemplaire, emporté de haute lutte face à un commissaire-priseur puissamment armé d’un marteau et dont la mine disait clairement qu’il n’avait pas l’intention de lâcher la partie.



    Fig 1




    Fig 2




    Fig 3



    Ce n’est pas l’édition originale de cette suite gravée mais la première édition de la version italienne donnée par l'humaniste florentin Gabriel Symeoni, mon polygraphe préféré (http://le-bibliomane.blogspot.fr/2012/04/gabriel-symeoni-le-courtisan-polygraphe.html) : La Vita et metamorfoseo d'Ovidio figurato & abbreviato in forma d'epigrammi da M. Gabriello Symeoni. Con altre stanze sopra gl'effetti della luna : il rittratto d'una fontana d'Overnia : et un apologia generale nella fine del libro .... C'est aussi le premier ouvrage de Jean de Tournes à porter l'adresse « Nella via Resina ». Une version collector en quelque sorte.

    L’ouvrage est recherché, il intéresse les amateurs d’Ovide, évidemment,  mais il vaut surtout pour son illustration. Les huitains en alexandrins résument le texte d'Ovide et sont là essentiellement pour aider le lecteur dans le déchiffrement de l'image.


    Fig 4




    Fig 5




    Fig 6



    Et quelle image ! Il est orné d'un portrait du traducteur sur le titre et d'un médaillon au verso représentant Diane, qui rappelle la dédicace à Diane de Poitiers. Viennent ensuite 188 figures gravées sur bois, placées dans de jolis encadrements d'arabesques, de grotesques et autres ornements, encadrements gravés par Salomon lui-même que l'éditeur a repris de la Métamorphose figuréeen français qu'il venait de publier, en 1557. La présente édition compte en outre 18 bois de plus que l'édition de 1557, dont 9 figures pour les Métamorphoses et 9 vignettes pour les autres parties.


    A la suite des Métamorphoses, deux autres parties avec une page de titre et une pagination particulières: l’effet de la Lune sur les choses humaines (La Natura et effeti della Luna nelle cose humani - 8 ff.), ornée d'un grand et beau bois à pleine page représentant la fontaine de Royat en Auvergne, où Simeoni séjourna, et l'Apologia Generale di M. Gabriello Symeoni contro à tutti i calunniatori et Impugnatori dell’Opere (16 ff.) qui est ornée de quelques bois gravés montrant des médailles ou des bas-reliefs antiques.


    Je me demande si je préfère les encadrements de grotesques qui, à eux seuls, sont des petits chefs d’œuvre de drôlerie qui rappellent les marginalia des manuscrits, ou bien les savantes arabesques, toutes différentes d’une page à l’autre.



    Fig 7




    Fig 8



    Fig 9



    Bernard Salomon est indissociablement lié à Jean 1er de Tournes comme Pierre Eskirch l’est à Guillaume Rouille.


    En fait, nous n’avons que peu d’information sur le Petit Bernard, pourtant déjà renommé de son vivant, que du Verdier qualifiait de « très excellent tailleur d’histoires », et l’attribution de ses œuvres est un beau sujet de polémique. Il faut dire que le bonhomme était des plus productifs - avec l’aide de tout un atelier – et le catalogue des ouvrages qu’il a décoré est impressionnant: les livres d’emblèmes, les œuvres scientifiques et documentaires, les  œuvres littéraires ; les entrées et livres de fête. Mais les deux grands chefs-d’œuvre restent tout de même la Bible d’une part et les Métamorphoses d’Ovide de l’autre.


    Pour approfondir votre connaissance de ce graveur, (car Bernard Salomon était peintre et dessinateur mais il ne refusait pas de prendre le ciseau à bois lui-même), je vous renvoie vers la somme publiée en 2006 par Peter Sharratt , à qui aucun détail n’a échappé.



    Fig 10




    Fig 11




    Fig 12




    Fig 13




    Fig 14



    Fig 15


    Peter Sharatt définit sept critères qui permettent d’identifier un bois du Petit Bernard à coup sûr : La luminosité ; la « liquidité » des gravures, où le thème de l’eau occupe une place de premier plan ; la maîtrise de l’espace ; celle aussi du mouvement ; une « certaine exagération » maniériste ; l’habileté extrême dans l’utilisation de très petites surfaces ; enfin, une densité remarquable des noirs.

    Je pense que les quelques photos jointes à cet article l’illustrent bien.

    Alors pour lancer la polémique, à vous maintenant d’ouvrir les ouvrages XVIe siècle de votre bibliothèque et de nous annoncer ceux que vous prétendez attribuer au Petit Bernard !


    Bonne Journée

    Textor


    A. Cartier. "Bibliographie des éditions des de Tournes imprimeurs lyonnais...", H, 446. Brunet : "Manuel du libraire..., t. IV, col. 287.


    Sharratt, Peter. Bernard Salomon, illustrateur lyonnais. Bulletin des bibliothèques de France [partiellement accessible en ligne], n° 2, 2006. 


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    Quand on aime les livres, que l'on soit libraire ou bibliophile, ou les deux, il est toujours agréable de voir rassemblés tant de belles choses dans un si bel endroit, dans "une tour Eiffel, avec le verre en plus" (le mot est d'un libraire dont j'ai entendu la conversation en passant), qui, au soleil, transforme d'ailleurs le lieu en petit four... Les conséquences étant assez mauvaises pour quelques reliures ou documents mal placés.

    Le Grand Palais, vendredi avant l'ouverture à 11h.
    La chance de déambuler entre les stands sans visiteur ou presque!

    Les petits fours justement, arrosés de champagne ou autres mousseux suivant les stands visités, qui nous permirent de voir, entre deux verres, la publicité pour la fameuse réimpression du Dictionnaire Bibliophilosophique dont tout le monde parle.



    Au-delà de cet aspect, ce fut une joie de rentrer dans les premiers, après les VIP bien entendus, pour cette nouvelle édition. Il me semble que l'affluence du vernissage était supérieure cette année à celle de l'année dernière, et en tout cas, j'ai pu voir beaucoup de contacts chez de nombreux libraires. Auront-ils tous aboutis? L'avenir le dira, mais il semble en tout cas que cette nouvelle édition ait bien débuté.

    L'amateur de livres qui vient ici en trouve pour son compte. Les éditions anciennes, dans de belles reliures anciennes et modernes, gardent une belle place au sein du Grand Palais, mais force est de constater l'importance énorme de la littérature moderne, et en particulier des grandes éditions originales. Ceux qui auraient suivi la vente de Troyes récemment y auraient retrouvé bien des choses d'ailleurs. L'ouvrage qu'il nous a semblé être le plus présent, dans de beaux exemplaires, est un des grands monuments de notre littérature française : A la recherche du temps perdu. Pas moins de 5 exemplaires : deux EO (librairie Antoine - avec d'autres EO en reliure uniforme et librairie Faustroll), une EO réimposée in-4 (librairie Sourget), une EO avec envoi (librairie Le Feu Follet) et une EO avec envoi et lettre (cabinet Proyart).


     

     
    Exemplaires Antoine, Proyart, Feu Follet et Faustroll


    Un stand très fourni en littérature (librairie Fosse)


    Parmi les livres anciens, voici quelques pièces que nous avons appréciées :


    Un bel incunable (librairie Doucet - Tours)


     Une princesse de Clèves - ed. 1704 (librairie Amélie Sourget)

    Des reliures Renaissance - Lyon (librairie Sourget) 


    Une reliure en argent du 18ème (KNUF Rare books - Vendôme)

    Un stand avec de beaux in-folio aux armes (librairie Denis - Tours)

    Mais les livres, ce n'est pas tout! Il y a aussi le contact avec les bibliophiles et les libraires. Parmi ces derniers, je retiendrai deux confrères :

    Erik Zink et sa femme, posant sur leur stand...

    ... et Alexis-Raphaël Antoine, ne posant pas sur le sien


    En bref, une bien belle édition encore une fois, avec de nombreuses rencontres avec les bibliophiles, les libraires et les livres! Nous avons volontairement ignoré certains stands qui avait de très belles pièces mais qui aurait objectivement pu se retrouver ici, notamment de librairies moins connues comme L'Ours Chenu, la librairie Bertran (qui avait de très belles choses en vitrine : Flaubert, Daudet, etc.) ou bien vous parler aussi des nombreux et beaux exemplaires de Victor Hugo qui parsemaient les vitrines du salon, ou encore s'arrêter sur les autographes, chez les marchands spécialisés ou chez les libraires classiques, avec cette année une pièce qui nous a arrêté à chaque fois : le Vive les Juifs de Céline.

    En attendant la prochaine édition, bonne lecture!

    Benoît

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    Ce site a rendu hommage par le passé à des auteurs oubliés ou méconnus et leur a redonné une certaine gloire posthume. Il appartenait donc au Bibliomane Moderne d’honorer cet amateur d’histoire locale que fut Philibert Falcoz, érudit savoyard, académicien et membre agrégé de la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie.


    On rencontre de temps à autre chez les libraires ces petites plaquettes consacrées au régionalisme savoyard. (J’en rappelle la liste en annexe à cet article).



    Fig 1 Les Mélanges Savoyards de Philibert Falcoz




    Fig 2 Quelques plaquettes signées Falcoz




    Fig 3 Notice sur Saint Hélène du Lac, 1922




    Fig 4 Du même Auteur




    Fig 5 Souvenirs d’un touriste à travers la Savoie, 1899



    Philibert Falcoz est la figure typique de ces lettrés du XIXème siècle qui animaient les sociétés savantes et contribuaient à faire progresser les sciences humaines grâce à leurs travaux de fourmi dans les archives notariales, les chartes et les livres de comptes des siècles précédents. Il fallait posséder le latin et le grec, avoir des notions de paléographie et une bonne culture classique pour écrire dans un style souvent brillant ces sommes historiques puisées à la source (et dont les preuves, patiemment retranscrites en annexes des ouvrages, ont parfois disparu aujourd’hui). L’archiviste Gabriel Pérouse, Timoléon Chapperon ou Léon Menabrea, bien connus des amoureux de l’histoire de la Savoie, sont de ceux-là.


    Philibert Falcoz fut une figure plus discrète et à mon grand étonnement, aucune monographie ne lui est consacrée. Si vous « googlelisez » son nom, vous trouverez essentiellement des notices de libraires proposant une des nombreuses plaquettes dont il est l’auteur, ou bien encore quelques références sur des blogs consacrés à l’histoire d’Arbin, village près de Montmélian (Savoie) où il a vécu et où il fut inhumé.

      

    Il n’est que justice de lui dédier à notre tour une notice, lui qui, en 1924, avait conté l’histoire d’un de mes lointains ancêtres grâce à la documentation que lui avait fourni un grand-oncle, Joseph Vallin.


    La quête bibliophilique conduit parfois à de curieux hasard. A quelques mois d’intervalle, je suis tombé sur une petite partie de sa bibliothèque chez un libraire grenoblois puis, au hasard d’une promenade dans le village d’Arbin, sur sa sépulture. Trouver les Mélanges Savoyards collationnés par Philibert Falcoz relevait déjà d’une prouesse mais découvrir sa tombe quasi détruite, sans vraiment la chercher, défit le calcul des probabilités ! 


    Voyez plutôt dans quel état d’abandon je l’ai trouvée. Je me suis dit que la municipalité d’Arbin avait bien peu d’égards pour ses figures historiques….  Après une bonne heure de puzzle, j’ai pu reconstituer la plaque de marbre qui gisait sur le caveau depuis plusieurs mois déjà et déchiffrer le nom de notre érudit et de sa famille. 




    Fig 6 Le cimetière d’Arbin en Savoie et la tombe détruite de la famille Falcoz




    Fig 7 La plaque de marbre avant reconstitution




    Fig 8 la plaque de marbre après reconstitution



    Nous savons, somme toute, peu de chose de Philibert Falcoz, sauf ce qu’il veut bien nous dire sur lui dans ses notices et ce que laissent transparaître les brochures qu’il a patiemment collectionnées et fait relier.  Brochures qu’il entendait bien transmettre à la postérité puisqu’il avait assorti chaque volume d’un ex-libris et d’une mention : « Les brochures ont été collectionnées par Ph Falcoz, membre agrégé de l’Académie de Savoie, officier de l’instruction publique».


    Philibert est né le 24 Mai 1867, place St Léger à Chambéry, il était le fils d’Alexis Falcoz, avocat né à Saint Jean de Maurienne (1821-1874) et de Jeanne Alibert (1828-1893). Google Books le qualifie parfois dans ses notices « d’Abbé Ph. Falcoz », ce qui est plutôt surprenant pour quelqu’un qui s’est marié à 27 ans avec Marie Duluc de Grenoble (1872-1947) et qui était employé au Crédit Lyonnais de Grenoble en 1892 puis de Chambéry en 1909, lors de sa seconde entrée à la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie.  Sa vocation d’abbé, s’il l’a jamais été, a dû être très furtive. Ce qui est certain c’est que mon grand-oncle l’a rencontré alors qu’il était lui-même archiviste au Crédit Lyonnais de Chambéry. D’ailleurs l’état civil mentionne à son mariage « employé de banque ».




    Fig 8 bis



    Philibert Falcoz eut l’existence de ces notables provinciaux que l’aisance matérielle laissait libres de se livrer à leur passion. Son père avait acheté pour le rebâtir le vieux château de la Pérouse à Arbin, en 1852. Philibert y vécut là son enfance, demeure imposante sur des fondations et une terrasse médiévale,  de quoi donner le goût de l’histoire.


    C’est dans sa brochure sur Sainte Hélène du Lac qu’il nous donne le plus d’information sur sa famille et son intérêt pour les alentours de Montmélian. Au Chef-Lieu, derrière l''Eglise, se trouve  une grande maison à la haute toiture appelée « Le Château » ; elle existe toujours aujourd’hui. Construite en 1629 par noble Etienne Brunet, la demeure passa ensuite aux  mains des de Roberty, baron de Sainte Hélène du lac, puis des de Gerbaix de Sonnaz qui l’agrandirent. En 1855, le Château fut vendu à Etienne Rey, administrateur du domaine. A la mort de la veuve d’Etienne Rey en 1892, Philibert Falcoz, son petit neveu, devint héritier des deux tiers de cette propriété ainsi que du château lui-même. C’est à cette époque qu’il y séjourna et qu’il commença à écrire des notices historiques, la première sur le domaine de Combilioles à St Hélène du lac, propriété d’un cousin. En 1895, Philibert Falcoz finit par revendre la propriété à des marchands de domaines qui la morcelèrent. Malgré l’attrait du village de St Hélène, il devait être compliqué d’entretenir deux châteaux à une dizaine de kilomètres de distance !




    Fig 9 Notes de Ph. Falcoz




    Fig 10 Mélanges savoyards avec ex-libris




    Fig 11 Mélanges savoyards avec ex-libris




    Fig 12 Mélanges savoyards avec ex-libris




    Fig 13 Page de titre manuscrite de Philibert Falcoz sur l’Histoire de Chambéry de L. Menabrea, ouvrage paru en livraisons et demeuré inachevé


    Il écrit dans les Mélanges savoyards qu’il est Officier de l’Instruction Publique, ce qui colle mal avec son poste à la Banque, à moins d’un brusque changement de carrière au cours de sa vie, que je n’ai pas réussi à retrouver. J’en déduis que son entrée à l’Académie de Savoie, dont il semblait être très fier, lui avait permis d’obtenir les palmes académiques, honneur réservé en général aux professeurs et autres membres de l’Instruction publique.


    Ce titre d’Académicien n’apparait que tardivement, alors qu’il fut membre agrégé de la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie pendant une très longue période. Les statuts de la Société requéraient  que les prétendants soient majeurs. C’est donc à la séance du 20 Décembre 1891 que Messieurs Marie-Girod et Guigues présentèrent l’impétrant pour qu’il puisse être admis dès l’année 1892 à l’âge de 25 ans tout juste.


    Dès cette année-là, au cours d’une séance  du 16 Novembre 1892, il donne lecture de ses travaux sur le domaine des Combilioles, à St Hélène du Lac. Par ailleurs, il travaille à une histoire de Montmélian qui parait en feuilleton dans le courrier des Alpes.


    Curieusement le bulletin de la Société Savoisienne pour l’année 1909 enregistre à nouveau son entrée dans cette société savante (Séance du 21 Novembre). Il a donc quitté le cercle pour une raison inconnue. Nous pourrions penser que c’est à la suite de son éloignement à Grenoble, pour raison professionnelle, mais ce n’est pas la bonne raison puisque qu’en 1892 il est enregistré dans la liste des membres effectifs sous cette adresse : «Falcoz Philibert, au Crédit lyonnais à Grenoble». Un autre événement a dû l’empêcher d’assister aux séances. A partir de 1909, son assiduité est très grande ; Il présente ses travaux sur un rythme soutenu jusqu’au milieu des années 30 et, demeurant à Chambéry, rue Croix d’or, il lui est facile de se rendre aux séances de la Société Savoisienne qui se déroulent non loin de là, au château des Ducs. Par la suite il sera nommé Trésorier de l’association. Quoi de plus normal pour un banquier…




    Fig 14 Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie, année 1892




    Fig 15 Séance de la Société Savoisienne du 20 Décembre 1891




    Fig 16 Séance de la Société Savoisienne du 21 Novembre 1909



    En 1924, à la séance du 28 juin, alors que l’archiviste Gabriel Pérouse présidait la séance, Philibert Falcoz fit une intervention qui est resté dans les annales de l’Histoire de Savoie :


    « M.Philibert Falcoz rappelle qu'en Savoie, dit-il, on nommait autrefois Sarvan (en français, servan) un esprit follet, lutin, familier, ayant des griffes et des ailes. Cet esprit imaginaire a eu pour origine le feu-follet, flamme légère et fugitive produite par des émanations de phosphore d'hydrogène qui se dégage des endroits marécageux et des cimetières; certains troncs d'arbres, en pourrissant, produisent parfois les mêmes émanations, comme le saule et le peuplier. Nos campagnards, ajoute-t-il, appelaient aussi jadis les feux-follets, parfois, les francs-maçons; ils estropiaient généralement ce mot et disaient avoir vu les flancs-maçons».


    Puis la savante assemblée aborda une autre question tout aussi pointue, de celles qui font avancer les sciences.


    La même année, à la séance du 27 janvier, Falcoz s’était déjà fait remarquer : « M. Philibert Falcoz présente un écusson qu'il vient de peindre pour l'offrir à la ville de Montmélian. Ce sont les armoiries de cette ville : de gueules au chef cousu de même chargé d'une croix d'argent. Ainsi, comme Chambéry, la capitale, la place forte de Montmélian portait les mêmes couleurs et le même emblème que la dynastie, avec une disposition différente. M. Carie observe que, dans le chef de cet écusson, la croix blanche affecte la même forme qu'elle avait sur les anciens pennons : allusion à l'importance militaire de la forteresse savoyarde.»


    Comme on savait se distraire avant internet !




    Fig.17 Recueil de Philibert Falcoz sur le Chevalier de Rosaz




    Fig.18 Tonton Joseph !


    J’espère vous avoir donné envie de lire les opuscules de Philibert Falcoz, en éclairant un peu la vie d’un auteur qui fut si utile pour l’histoire de sa région. Dans la brochure sur Montmélian et ses environs, l’auteur introduit son propos par cette pensée : « Tout savoyard aime d’un ardent amour le petit coin de terre qui le vit naître et qui le verra mourir, il entoure de l’affection la plus tendre la ville aux alentours gracieux où s’égarèrent ses premiers pas, et le modeste village qui ouvrit sa jeune âme aux douces émotions de la nature.»  Voilà qui résume tout Falcoz, le fil rouge de son œuvre.


    Bonne journée

    Textor


    ANNEXE :


    Bibliographie Succincte des Œuvres de Philibert Falcoz


    (La plupart des travaux ont paru à la fois dans les Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie et en tirés à part, dont nous signalons les références lorsque nous en avons connaissance.)

     


    1893     Communication sur le domaine des Combilioles à Sainte-Hélène-du-Lac in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, Vol. 32 (1893).

    1898     L'abbé Lovet, souvenir affectueux d'un ami. Chambéry, Imprimerie Générale de Savoie.

    1899     Le Bourget du lac: le château, l'église, le prieuré. Chambéry, Paris, Imprimerie savoisienne.

    1899     Souvenir d'un touriste à travers la Savoie - Légendes et descriptions. in Imprimerie Générale Savoisienne.

    1900     La Tour des Mollettes. Chambéry, Imprimerie Générale Savoisienne.

    1910     Notice sur Montmélian.

    1911     La Croix du Nivolet depuis son érection.          

    1911     Notice sur la commune d'Arbin (Savoie). Chambéry, F.Gentil.

    1912     La Révolution de 1848 à Chambéry.     

    1912     Les ruines du château de Saint-Claude à Saint-Cassin près Chambéry. 

    1912     Un récit savoyard. La révolution de 1848 à Chambéry. Chambéry, Nancy, André Perrin,             libraire.

    1913     Les ruines du château de Montagny près de Chambéry. Chambéry, Nancy, André Perrin,           libraire.

    1913     Notice sur la commune d'Arbin. in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, Vol. 53

    1913     Souvenirs d'un touriste. Légendes et récits savoyards. Chambéry, Paris, Imprimerie savoisienne.

    1914     L'abbé Lovet, souvenir affectueux d'un ami. Chambéry, F. Gentil.

    1914     La Gorge de Saint-Saturnin près Chambéry (Savoie). Chambéry, Nancy, André Perrin, libraire.

    1914     Les ruines du château de Saint-Cassin près Chambéry (Savoie) .

    1916     La commune de Saint-Cassin sous l'administration de M. Joseph-Marie Chabord, (1892-           1914). Chambéry, F.Gentil.

    1917     Le lac d'Aiguebelette et ses deux îles (légende). Poeme.

    1917     Le lac d'Aiguebelette et ses deux îles. Chambéry, F.Gentil.

    1917     Notice sur Aiguebelette et son lac. Chambéry, F.Gentil.

    1918     Notice sur Aiguebelette et son lac. (Situation et antiquités, le château féodal, le lac, les             châteaux de l'Epine, de Montbel, et de Lépin) in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, Vol. 58.

    1920     Notice sur Chambéry-le-Vieux, paroisse de Sainte-Ombre. Chambéry, Paris, Dardel, Libraire.

    1922     Notice sur Sainte-Hélène-du-Lac.          

    1924     Le chevalier François de Rosaz, bienfaiteur de la ville de Montmélian (Savoie) in Mémoires et    Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, (1920-1924)

    1924     Le chevalier François de Rosaz, bienfaiteur de la ville de Montmélian. Chambéry, Imprimerie    Chambérienne

    1925     Guide du touriste. Montmélian et ses environs avec une notice sur chacune des quatorze          communes formant ce canton, ainsi que sur diverses promenades et excursions concernant cette région. Chambéry, Imprimerie Chambérienne.

    1925     Renseignements sur un prétendu projet d'insurrection attribué au clergé de Tarentaise (en          1855). in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, (1925-1926).

    1925     Un épisode de la Révolution à Sainte-Hélène-du-Lac (Savoie). in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, (1925-1926)

    1925     Une fête à Montmélian (Le 10 novembre 1844) à l'occasion de l'inauguration du portrait de M. le comte Pillet-Will. in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, (1925-1926).

    1926     Notice sur la fonderie de canons établie à Montmélian en 1563 à laquelle se rattache la            fonderie de quelques cloches et autres objets.          

    1927     Chambéry, il y a 50 ans (1877). Chambéry, Paris, Dardel, Libraire

    1929     Les sapeurs-pompiers de Chambéry. Chambéry, Imprimerie Réunies de Chambéry

    1929     Les sapeurs-pompiers de Chambéry. Notice historique illustrée. in Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, (1927-1929).

    1933     L'ours de Montagnole dit "Lalet".         

    1933     Les innocents et la Maîtrise métropolitaine de Chambéry (notice historique). Chambéry,             Imprimerie Réunies.

    1935     Les dangers que représentait autrefois Chambéry la nuit. Chronique chambérienne. Chambéry, Imprimerie Réunies.

    1936     La chapelle du Mont-Saint-Michel près Chambéry (Savoie). Notice historique illustrée    Chambéry, Imprimeries Réunies.

    1936     La chapelle du Mont-Saint-Michel près Chambéry.        

               


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    Quand une étude bibliographique semble aussi passionnante dès les premières lignes, le Bibliomane moderne se doit de s'en faire l'écho, et ce avec le plus grand plaisir. Voici donc une étude inédite par Jacques Desse intitulée Augustin Legrand, un pionnier inconnu du livre de jeunesse.

    Bonne lecture !


    Vous pouvez lire également sur un sujet connexe : L'invention du livre à tirettes : Le livre joujou, de Jean-Pierre Brès (1831), par Jacques Desse.


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    Dans les belles entreprises l'impatience n'est pas de mise ! Soyez rassurés (pour les inquiets), la réimpression du Dictionnaire Bibliophilosophique d'Octave Uzanne sera lancée sous peu. Le bon à tirer sera en cours chez l'imprimeur dijonnais dès le jeudi 4 juin 2015 ! Et l'impression suivra rapidement ainsi que l'expédition des exemplaires souscrits !

    Vous l'aurez pour la plage cet été !

    Vous avez été près de 100 à répondre à la précommande au prix de 45 euros port compris. Il vous reste d'ailleurs encore le temps de m'envoyer votre souscription au même prix. Dès que j'aurai en mains les volumes imprimés, le prix passera à 50 euros port compris.

    Profitez des quelques jours à venir pour passer précommande par mail à octaveuzanne@orange.fr !

    Les acheteurs hors France métropolitaine peuvent payer par Paypal (48 euros frais compris).

    A bientôt !

    Merci encore de votre confiance,

    Bertrand Hugonnard-Roche

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    Qui écrira l'histoire de ce relieur de la période romantique ? Vous pouvez commencer à l'écrire ici en commentaires. Ce que vous aurez trouvé risque bien de devenir parole d'évangile. Car on trouve si peu ...

    Bonne journée,
    Bertrand


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    Présentation détaillée du projet

    La librairie De Natura Libris dans sa collection Les Portes Sombres vous propose à souscription une réédition de luxe de la suite de gravures créée par Louis Breton en 1863 pour illustrer la 6ème et dernière édition du Dictionnaire infernal de Collin de Plancy.



    Page_de_titre-1431332929
    Inspiré par les descriptions des démons données par Wierus dans saPseudomonarchia Daemonum, Louis Breton nous livre une iconographie démoniaque qui reste, 150ans plus tard, une référence. Parfois fantasques, parfois inquiétants, ces dessins qui furent gravées sur bois par Jarrault frappent l'imaginaire.
    Nous avons rassemblé ici les 69 gravures parues dans le Dictionnaire infernal, reproduites, agrandies et retravaillées numériquement pour en donner une réédition permettant de profiter au mieux du trait de Breton et Jarrault. Chaque dessin sera accompagné d'un court texte issu des articles de Collin de Plancy. Un soin particulier sera apporté à l'impression afin de combler les bibliophiles.

    B_h_moth-1431334631

    Cette réédition sera strictement limitée à un tirage de 72 exemplaires,
    - 2 exemplaires hors commerce (marqués H.C.)
    - 10 exemplaires sur vélin d'Arches numérotés de 1 à 10
    - 60 exemplaires sur vergé blanc numérotés de 11 à 70

    L'impression sera réalisée par l'imprimeur d'art Henry des Abbayes.

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    Octave UZANNE / Bertrand HUGONNARD-ROCHE

    Dictionnaire Bibliophilosophique, typologique, iconophilesque, bibliopégique et bibliotechnique à l'usage des Bibliognostes, des Bibliomanes et des Bihbliophilistins par Octave Uzanne, polybibliographe et philologue. Réimprimé avec une Postface [Octave Uzanne bibliophile moderne] par les soins de Bertrand Hugonnard-Roche. Avec La Bibliophilie Moderne et La Reliure Moderne, par Octave Uzanne.

    [Paris, imprimé pour les Bibliophiles contemporains, 1896]

    Réimpression augmentée, Chez Bertrand Hugonnard-Roche, Alise-Sainte-Reine, 2015 [imprimé à Dijon - juin 2015].

    1 fort volume in-8 (24 x 15 x 5 cm), (5)-(8)-364-(4)-101-(13) pages, broché, dos carré collé, couverture en couleurs reproduction de l'originale de George de Feure, jaquette à rabats en couleurs reproduction de celle de Paul Berthon. 31 illustrations hors-texte en 2 états (noir et couleur) fac-similés des illustrations originales d'Oswald Heidbrinck. La page de titre, faux-titre et justification du tirage est également en 2 états (noir et couleur). La troisième couverture par E. Belville (originalement en vélin or et noir) a été reproduite également en couleur. Le corps du texte de l'ouvrage original d'Octave Uzanne a été reproduit en fac-similé. Les 101 pages à la fin (Garamond corps 12) comprennent la Postface inédite par Hugonnard-Roche et les deux textes d'Octave Uzanne. Les 13 dernières pages sont une table (inédite) des termes du Dictionnaire.


    TIRAGE A 200 EXEMPLAIRES, TOUS SUR PAPIER BOUFFANT IVOIRE.


    Le détail du tirage est le suivant : 176 exemplaires mis dans le commerce, accompagnés d'une lettre, d'une carte-autographe et de l'ex-libris du Bibliophilosophe, en fac-similés ; 24 exemplaires réservés à l'éditeur et à ses amis. Les 100 premiers exemplaires sont accompagnés d'un tiré à part du texte La Décoration des Livres aux Salons de 1898, par Octave Uzanne. Tous les exemplaires sont numérotés et paraphés à la main par l'éditeur.


    Ce Dictionnaire Bibliophilosophique, destiné aux membres de la défunte société des Bibliophiles contemporains fondée par Octave Uzanne en novembre 1889, a sa place dans toute belle bibliothèque des Amis des Livres. Le tirage original à 176 exemplaires est devenu rare et les exemplaires qu'on rencontre parfois en salle des ventes ou chez les libraires d'ancien atteignent des prix élevés (le plus souvent entre 2.000 et 5.000 euros selon l'habit qu'on leur a donné et l'état de conservation). Il nous a donc semblé non seulement utile mais fort agréable d'en faire une jolie réimpression à l'usage des bibliophiles modernes du XXIe siècle. Le lecteur puisera, dans ces pages écrites avec la même indépendance d'esprit et la même volonté de caractère dont Octave Uzanne a pu faire preuve tout au long de sa carrière de bibliophile-publicateur-novateur, une foule de définitions utiles accompagnées d'un commentaire piquant, amusant et mordant.

    Hâtez-vous ! aurait très certainement écrit Octave Uzanne. Cette réimpression sera vite épuisée et jamais réimprimée !

    VIENT DE PARAÎTRE. (**)

    Prix : 50 euros frais de port inclus (*)

    Paiement par chèque bancaire à l'ordre de : M.  Bertrand Hugonnard-Roche, à adresser à M. Bertrand Hugonnard-Roche, 14 rue du Miroir 21150 Alise-Sainte-Reine, France. Les acheteurs étrangers peuvent régler par Paypal (55 euros frais compris) à librairie-alise@wanadoo.fr (nous demander une facture Paypal si nécessaire).



    (*) Les frais de port s'entendent au tarif Colissimo pour la France métropolitaine et au tarif Livres-Brochures pour le reste du monde. D'autres options (recommandé, étranger prioritaire, etc) sont possibles sur simple demande moyennant supplément.

    (**) Au 8 juillet 2015 il reste environ 70 exemplaires disponibles. Nous vous invitons à passer commande rapidement de cet ouvrage qui sera rapidement épuisé et qui ne sera pas réimprimé.





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    Le 15 janvier 2016
    Bibliothèque de l'Arsenal (Paris)
    « L’histoire littéraire en mode mineur : le rôle des bibliophiles dans la promotion d’un panthéon littéraire alternatif au XIXe siècle »
    Colloque SERD / PLH / BNF
    14-15 octobre 2016
    Date limite le 15 janvier 2016

    Argumentaire scientifique :
    Ainsi que le professait Jean Viardot dans un article fondateur consacré aux « nouvelles bibliophilies » qui émergent à la suite des bouleversements induits par la Révolution Française, le début du XIXe siècle marque l’avènement de pratiques de collection spécialisées, axées sur la recherche systématique de la rareté, de la singularité, rompant avec le modèle de l’Ancien Régime, à la fois universaliste et aristocratique. Le caractère désirable de l’exemplaire de collection réside désormais, aux yeux du bibliophile, dans sa non-adéquation au système de valeurs érigé en norme par un secteur éditorial en voie d’industrialisation, où l’exigence de plaire à un lectorat élargi et démocratisé contribue à l’uniformisation de la production.
    C’est donc un regard tout à fait spécifique que le bibliophile dix-neuviémiste est amené à porter sur l’histoire littéraire : un regard de collectionneur qui, aux figures consacrées du panthéon littéraire, préférera volontiers les auteurs singuliers, méconnus, ou marginalisés par les discours institutionnels. Toutefois, cette transposition de critères de sélection opératoires au sein du champ bibliophilique dans le domaine de l’histoire littéraire ne se fait bien évidemment pas sans tensions ni contradictions, et devra être interrogée.
    On s’intéressera en particulier aux modalités selon lesquelles les bibliophiles investissent d’une légitimité paradoxale des auteurs dont le caractère marginal, contesté, voire le manque assumé de valeur littéraire, se trouve revendiqué, dans un renversement hiérarchique complet, tendant à aboutir à une « contre-histoire » littéraire. D’où la « panthéonisation » paradoxale d’auteurs « oubliés » ou « dédaignés » (Charles Monselet) par les instances de légitimation du champ littéraire, au profit de figures singulières, choisies aussi bien dans les siècles passés que dans le vivier des auteurs contemporains.
    Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un des axes détaillés ci-dessous.
    Axes de réflexion :
    1. Le bibliophile-collectionneur, pour un panthéon littéraire singulier :
    Le geste du collectionneur suppose une forme de sélection souveraine, puisqu’il s’agit de ne retenir, parmi les innombrables titres manuscrits ou imprimés disponibles, qu’une certaine catégorie d’exemplaires. À cet égard, les omissions du bibliophile peuvent se révéler tout aussi significatives que ses préférences, et nous renseigner sur les auteurs ou les types d’œuvres les plus systématiquement retenus. Il est possible, par exemple, de reconstituer la chronologie du goût bibliophilique et ses évolutions entre le premier tiers du XIXe siècle et la Belle-époque en étudiant certaines collections spécialisées, comme la bibliothèque de brochures révolutionnaires de G. de Pixérécourt (1773-1844), ou la collection de petits romantiques de Charles Asselineau. Les catalogues de vente constituent de ce point de vue des sources d’investigation privilégiées : on pourra avec profit se pencher non seulement sur la composition des titres collectionnés, mais également sur les notices descriptives qui les accompagnent et qui, souvent, permettent de reconstituer le système d’évaluation à l’origine des choix effectués ; des adjectifs tels que petitinconnu, ou curieux se chargent ainsi chez Nodier, dans les Mélanges tirés d’une petite bibliothèque (1829), d’une signification tout à fait positive. Enfin, on pourra s’intéresser à l’élargissement progressif des types de matériaux et de documents collectionnables, ce qui contribue à rendre poreuses et mouvantes les frontières du domaine bibliophilique proprement dit : les Goncourt font d’ailleurs de cet éclectisme formel, qui fait cohabiter sur les étagères de leur bibliothèque dix-huitiémiste éditions illustrées, plaquettes et autographes, une véritable marque de fabrique.
    2. Bibliophilie et sociabilité : de nouvelles instances de légitimation ?
    Loin de se manifester exclusivement dans le cadre de la sphère privée et individuelle, la bibliophilie devient au cours du XIXe siècle un phénomène collectif, possédant ses codes et ses références propres, et structuré par des systèmes de réseaux. Des salles des ventes aux établissements des grands libraires parisiens (Techener dans les années 1830, plus tard Auguste Fontaine par exemple), en passant par les bouquinistes des quais, les bibliophiles ne cessent de se rencontrer et d’échanger leurs vues, permettant ainsi l’élaboration d’un système de valeurs propre à leur communauté, souvent en décalage avec les prédilections du commun des liseurs. Le développement des sociétés de bibliophilie, dont la Société des bibliophiles françois, fondée en 1820, représente le modèle inaugural, doit retenir à cet égard toute notre attention : comment la progressive institutionnalisation de ces associations qui se dotent de statuts et de calendriers contraignants contribue-t-elle à en faire de nouvelles instances de légitimation en termes d’histoire littéraire ? Le foisonnement fin-de-siècle de sociétés telles que celle des Amis des livres (Eugène Paillet), celle des Bibliophiles contemporains puis indépendants (Octave Uzanne), ou des Cent bibliophiles (Pierre Dauze), pourrait être étudié dans cette perspective.
    3. Le bibliophile critique-historien dans le monde de la presse :
    Les auteurs bibliophiles sont nombreux à collaborer à des périodiques qui leur donnent l’occasion de faire œuvre de critique, mais également d’historien. On peut penser à Charles Nodier dans certaines pages du Bulletin du bibliophile, ainsi qu’à Charles Asselineau dans le cadre de la Revue anecdotique. La forme brève et discontinue induite par le support journalistique encourage en effet la rédaction de portraits ou de courts récits, à l’exemple de la galerie des Illuminés nervaliens ou des Excentriques de Champfleury, parus la même année (1852) et d’abord publiés sous forme d’articles. C’est donc une autre histoire littéraire que les journalistes-bibliophiles semblent dès lors esquisser : une histoire fragmentaire et morcelée, volontiers déclinée sous la forme de courtes monographies placées sous le signe de l’excentricité. C’est l’occasion pour certains bibliophiles de jouer un rôle actif dans la redécouverte, et parfois la réhabilitation, de minores et de figures marginales souvent puisés dans les XVIIe et XVIIIe siècles. L’alliance entre presse et bibliophilie devient par ailleurs plus nette lorsqu’on en vient, dans les dernières décennies du siècle, à des revues conçues et réalisées par des amateurs, à destination d’un public de connaisseurs : Le Livre de Quantin, le Conseiller du bibliophile de Grellet ou encore la Revue biblio-iconographique. Les amateurs de livres s’impliquent alors volontiers dans ces revues-manifestes qui, à l’instar de La Plume, sont susceptibles de devenir le vecteur privilégié d’une histoire littéraire et artistique avant-gardiste.
    4. L’édition à l’heure de la bibliophilie, de l’esthétisation du support à la  valorisation littéraire :
    Tournant le dos à l’édition de masse, de plus en plus nettement caractérisée par sa soumission à de stricts impératifs de rentabilité, les bibliophiles se plaisent enfin à créer des objets livresques uniques dont la qualité typographique vient garantir la valeur littéraire. Beauté du texte et beauté du support semblent dès lors aller de pair, au point que tous les procédés de valorisation propres au système éditorial contemporain– qualité du papier et de la composition typographique, finesse des illustrations, faibles tirages – se trouvent mobilisés comme autant de facteurs de distinction. Quelle corrélation établir, dans ces conditions, entre esthétisation matérielle et promotion du contenu ? On pourra s’intéresser aux collaborations qui s’établissent entre éditeurs et bibliophiles autour de collections emblématiques, comme les « Petits classiques françois » de Nodier et Delangle au milieu des années 1820 ou la « Librairie des bibliophiles » de Jouaust, portée en partie par le bibliophile Jacob (Paul Lacroix). Un degré supplémentaire se trouve franchi après les années 1870, lorsque des éditeurs bibliophiles revendiquant une posture d’esthètes font leur apparition, à l’instar de Quantin ou de Rouveyre, dont les publications soignées sont destinées à un public choisi. Qu’il s’agisse de rééditer poètes et conteurs oubliés, ou d’offrir à de jeunes auteurs en mal de reconnaissance un espace d’expression, de telles entreprises contribuent à ériger la notion de rareté, soutenue par l’élitisme revendiqué des tirages, en critère discriminant pour l’élaboration d’une histoire littéraire alternative.
    Bibliographie :
    Publications récentes :
    Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 115 (1/2015), Bibliophilie, collectionnisme et littérature française, Paris, PUF, 2015.
    Barrière, Didier, Nodier, l’homme du livre : le rôle de la bibliophilie dans la littérature, Bassac, éd. Plein Chant, coll. « L’Atelier du XIXe siècle », 1989.
    Desormeaux, Daniel, La Figure du bibliomane : histoire du livre et stratégie littéraire au XIXe siècle, Saint-Genouph, Nizet, 2001.
    Pety, Dominique, Les Goncourt et la collection : de l’objet d’art à l’art d’écrire, Genève, Droz, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », 2003.
    Silverman, Willa Z., The New Bibliopolis : French book collectors and the culture of print (1880-1914), Toronto, University of Toronto Press, 2008.
    Monographies du XIXe siècle :
    Beraldi, Henri, La Reliure au XIXe siècle, Paris, L. Conquet, 1895.
    Le Petit, Jules, L’Art d’aimer les livres et de les connaître : lettres à un jeune bibliophile, Paris, chez l’auteur, 1884.
    Maillard, Firmin, Les Passionnés du livre, Paris, E. Rondeau, 1896.
    Mouravit, Gustave, Le Livre et la petite bibliothèque d’amateur : essai de critique, d’histoire et de philosophie morale sur l’amour des livres, Paris, A. Aubry, 1869.
    Richard, Jules, L’Art de former une bibliothèque, Paris, É. Rouveyre et G. Blond, 1883.
    Rouveyre, Édouard, Connaissances nécessaires à un bibliophile, Paris, É. Rouveyre, 1899 [5ème édition].
    Uzanne, Octave, Nos amis les livres : causeries sur la littérature curieuse et la librairie, Paris, A. Quantin, 1886.
    Uzanne, Octave, Les Évolutions du bouquin : la nouvelle Bibliopolis, voyage d’un novateur au pays des néo-icono-bibliomanes, Paris, H. Floury, 1897.
    Périodiques et revues du XIXe siècle :
    Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, Paris, Techener / Leclerc / Badin, 1834-1900.
    Revue anecdotique des lettres et des arts : documents biographiques de toute nature, nouvelles des librairies et des théâtres […], Paris, 1855-1862.
    Bulletin du bouquiniste, Paris, A. Aubry, 1857-1896.
    L’Amateur d’autographes : bulletin du collectionneur, Paris, Charavay, 1862-1892.
    Le Bibliophile français : gazette illustrée des amateurs de livres, d’estampes et de haute curiosité, Paris, Bachelin-Deflorenne, 1868-1877.
    Le Conseiller du bibliophile : publication destinée aux amateurs de livres rares et curieux et de belles éditions, Paris, M.-C. Grellet, 1876-1877.
    Miscellanées bibliographiques, Paris, É. Rouveyre, 1878-1880.
    Le Livre, Paris, A. Quantin, 1880-1889.
    La Plume littéraire, artistique et sociale, Paris, 1889-1899.
    Le Livre moderne : revue du monde littéraire et des bibliophiles contemporains, Paris, A. Quantin, 1890-1891.
    Revue biblio-iconographique, Paris, P. Dauze, 1895-1907.
    L’Almanach du bibliophile, Paris, É. Pelletan, 1898-1899.
    Quelques catalogues et descriptions de collections :
    Nodier, Charles, Mélanges tirés d’une petite bibliothèque, ou Variétés littéraires et philosophiques, Paris, Crapelet, 1829.
    Catalogue des livres et des manuscrits, la plupart relatifs à l’histoire de France, composant la bibliothèque du bibliophile Jacob [Paul Lacroix], Paris, Techener, 1839.
    Nodier, Charles, Description raisonnée d’une jolie collection de livres, Paris, J. Techener, 1844.
    Asselineau, Charles, Mélanges tirés d’une petite bibliothèque romantique : bibliographie anecdotique et pittoresque des œuvres de Victor Hugo, Alexandre Dumas […], etc., etc., Paris, R. Pincebourde, 1866.
    Catalogue détaillé, raisonné et anecdotique d’une jolie collection de livres rares et curieux dont la plus grande partie provient de la collection d’un homme de lettres bien connu [M. Charles Monselet], Paris, R. Pincebourde, 1871.
    Notes pour la bibliographie du XIXe siècle : quelques-uns des livres contemporains […] tirés de la bibliothèque d’un écrivain et bibliophile parisien dont le nom n’est pas un mystère [Octave Uzanne], Paris, A. Durel, 1894.
    Bibliothèque des Goncourt : XVIIIe siècle : livres, manuscrits, autographes, affiches, placards, Paris, D. Morgand, 1897.
    Comité scientifique :
    Bruno Blasselle et Eve Netchine (directeur et directrice adjointe de la bibliothèque de l’Arsenal), José-Luis Diaz (professeur émérite Paris-VII), Jean-Yves Mollier (professeur d’histoire contemporaine à l’université de St-Quentin), Daniel Sangsue (professeur de littérature française à l’université de Neuchâtel), Jean-Didier Wagneur et Laurent Portes (BnF), Marine Le Bail (doctorante UT2J / CRD Arsenal).
    Contact : Marine Le Bail (marine.le.bail1830@gmail.com)



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    L’histoire n’étant pas seulement le récit des événements, mais aussi l’évocation des individus, l’histoire de la bibliophilie doit être d’abord celle des bibliophiles. Collectionneurs de livres rares – parce qu’anciens ou à faible tirage –, ou singuliers – se distinguant par quelque chose d’extraordinaire –, ou curieux – dignes d’intérêt, voire étranges ou étonnants –, et précieux – par leur illustration, leur reliure, leur provenance ou leur texte, dans le but de construire une bibliothèque, leur vie se lit particulièrement dans les catalogues de vente de leurs bibliothèques. C’est pourquoi, pour servir à une histoire de la bibliophilie, j’ai retenu la biographie de cent soixante d’entre eux, du xvie au xxe siècle, tous découvreurs et protecteurs du patrimoine écrit et typographique, que j’ai nommés « Gardiens de Bibliopolis ».



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    Photo Jean-Paul Fontaine, novembre 2015


    Quelques auteurs ont tenté de traiter de l’histoire de la bibliophilie : Joseph-Marie Quérard avait envisagé, en 1850, de publier une Encyclopédie du bibliothécaire, de l’homme d’études et du bibliophile français, en 15 volumes in-8 ; les Techener père et fils, dans leur Histoire de la bibliophilie (Paris, Techener, 1861-1864, in-fol., pl.), inachevée ; Gustave Brunet, dans son Dictionnaire de bibliologie catholique (Paris, J.-P. Migne, 1860, in-8) et son supplément (ibid., 1866) ; Joannis Guigard, dans son Armorial du bibliophile (Paris, Bachelin-Deflorenne, 1870, in-8) et dans son Nouvel armorial du bibliophile (Paris, Émile Rondeau, 1890, in-8) ; Michel Vaucaire, dans La Bibliophilie (Paris, Presses universitaires de France, 1970, in-12) ; Jean Viardot, dans les chapitres « Livres rares et pratiques bibliophiliques » et « Les Nouvelles Bibliophilies » de l’Histoire de l’édition française (Paris, Promodis, in-4, 1984, t. II, p. 447-467 et 1985, t. III, p. 343-363) ; Yves Devaux, dans L’Univers de la bibliophilie (Paris, Pygmalion, 1988, in-4) ; Christian Galantaris, dans son Manuel de bibliophilie (Paris, Éditions des Cendres, 1997, 2 vol. in-8) ; Yann Sordet, dans l’article « Bibliophilie » du Dictionnaire encyclopédique du livre (Paris, Cercle de la Librairie, 2002, in-4, t. I, p. 281-286) et dans L’Amour des livres au siècle des Lumières. Pierre Adamoli et ses collections (Paris, École des chartes, 2001, in-8), qui écrit : « L’étude approfondie d’un collectionneur nous a semblé constituer un préalable modeste mais indispensable à une enquête historique sur la bibliophilie. »

    L’histoire n’étant pas seulement le récit des événements, mais aussi l’évocation des individus, l’histoire de la bibliophilie doit être d’abord celle des bibliophiles. Collectionneurs de livres rares – parce qu’anciens ou à faible tirage–, ou singuliers – se distinguant par quelque chose d’extraordinaire –, ou curieux – dignes d’intérêt, voire étranges ou étonnants –, et précieux – par leur illustration, leur reliure, leur provenance ou leur texte –, dans le but de construire une bibliothèque, leur vie se lit particulièrement dans les catalogues de vente de leurs bibliothèques. C’est pourquoi, pour servir à une histoire de la bibliophilie, j’ai retenu la biographie de cent soixante d’entre eux, du XVIe au XXe siècle, tous découvreurs et protecteurs du patrimoine écrit et typographique, que j’ai nommés « Gardiens de Bibliopolis ».


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    Les Ateliers du livre,histoire des bibliothèques
    Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand
    Jeudi 17 décembre 2015 14h-19h
    Entrée libre


    Quand la bibliothèque devient musée : les objets en bibliothèque
    Dans le cadre de ses Ateliers du livre, inaugurés en 2002, la Bibliothèque nationale de France consacre depuis 2010 une session annuelle à l'histoire des bibliothèques.
    Cette 38e édition se propose, au cours d'une après-midi de communications suivie d'une table ronde de professionnels, d'interroger la place de l'objet en bibliothèque.

    En quoi ces collections d'objets sont-elles constitutives des fonds conservés par les bibliothèques ? Comment sont-elles entrées dans ces institutions ? Leur présence a-t-elle toujours été acceptée ou a-t-elle fait l’objet de remises en question ? La légitimité de leur présence une fois établie, comment les bibliothèques ont-elles décidé de les valoriser auprès de leurs différents publics ?

    Avec des représentants de la Bibliothèque nationale de France, de la bibliothèque Sainte Geneviève, de la bibliothèque Inguimbertine et des musées de carpentras, de la Bibliothèque nationale centrale de Rome, de la British Library, des bibliothèques de Rouen, de Rennes et de l'Académie nationale de médecine.

    Les conférences, en français et en anglais, seront proposées en traduction simultanée.

    ***

    Cet Atelier est organisé en partenariat avec l'Ecole nationale des Chartes et l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques.

    ***

    Programme complet de la manifestation et informations pratiques dans l'agenda culturel de la BnF à cette adresse : http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/auditoriums/f.atelier_livre.html?seance=1223922486475

    Expositions :

    Anselm Kiefer, l’alchimie du livre - jusqu'au 7 février 2016 - BnF - François-Mitterrand

    Images du Grand Siècle, l'estampe française au temps de Louis XIV, 1660-1715 - jusqu'au 31 janvier 2016 - BnF - François-Mitterrand

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    Pour adultes avertis….
    Journée d’étude sur l’érotisme
    21 janvier 2016
    Médiadix - Pôle métiers du Livre
    11 avenue Pozzo di Borgo - 92210 Saint Cloud

    Le livre érotique évoque les Enfers de la bibliothèque ; pourtant depuis plusieurs années, il figure en tête de gondole. Ainsi, cette journée propose un panorama de la production contemporaine par des spécialistes du domaine. Toutefois, la censure n’est jamais loin de l’érotisme. Les collections érotiques sont passées de la réserve aux présentoirs, mais comment ce phénomène est-il géré dans les institutions culturelles ?

    PROGRAMME
    9h30-10h15 L'édition érotique en France des années 1930 aux années 1970, de la répression à la légitimation, Anne Urbain, historienne. Un panorama de la censure du livre érotique
    10h15-11h L’édition érotique aujourd’hui, Olivier Bessard-Banquy, auteur de « Sexe et littérature aujourd’hui » (La Musardine) Une mise en perspective de la littérature érotique depuis trente ans.
    11h – 11h 15 pause
    11h15. 12h 50 Nuances de Grey : étude de réception, Magalie Bigey et Stéphane Laurent, maîtres de conférences, université de Franche-Comté. Les chercheurs ont tenté de définir le profil du lectorat de ce fameux best-seller ainsi que leurs motivations.
    12h-12h30 Panorama des prix littéraires érotiques, Sylvie Ducas, maître de conférences, université Paris Ouest Nanterre La Défense. Focus sur les prix : est-ce un phénomène récent ? Quels sont les livres primés ? Par quels prescripteurs ?
    12h30-14 heures déjeuner
     14h- 14h30 Eros au féminin, lectures de textes
     14h30-15h15 Le cinéma érotique Annie Demeyere, bibliothécaire
    15h15-16h Enquête sur les fonds érotiques en bibliothèques William Jouve, bibliothécaire. Pour adultes avertis, les collections érotiques sont passées de la réserve aux présentoirs, mais comment ce phénomène est-il géré dans les institutions culturelles ?
    16h-16h30  Spécialité érotisme : La bibliothèque Charlotte Delbo,  par Jacques Astruc, Bibliothécaire
    16h30-17h discussion.

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    Madame, Monsieur,

    La Bibliothèque Mazarine organise, 14 décembre 2015 au 26 février 2016, une exposition intitulée Une bibliothèque retrouvée : les livres du couvent des Jacobins de Paris, du Moyen Âge à la Révolution.

    Informations pratiques :
    - Bibliothèque Mazarine, 23 quai de Conti, 75006 PARIS
    - Entre le 14 décembre 2015 et le 26 février 2016, du lundi au vendredi, 10h-18h
    - Entrée libre
    - Dossier de presse à télécharger à l'adresse suivante : http://www.bibliotheque-mazarine.fr/fr/pratique/presse/espace-presse

    Si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à revenir vers nous pour plus de précisions, pour des visuels en haute définition, etc.

    En vous remerciant par avance de la communication que vous pourrez assurer autour de cette exposition,

    Très cordialement,


    Florine Lévecque-Stankiewicz
    Conservatrice en charge des services au public et de la communication
    Bibliothèque Mazarine
    23 quai de Conti, 75270 Paris Cedex 06
    33 (0)1 44 41 44 06
    www.bibliotheque-mazarine.fr


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