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par Bertrand Hugonnard-Roche

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    Bonne soirée,
    Bertrand Bibliomane moderne (même plus à mi-temps ... désolé)

    *
    **
    *

    J'ajoute une courte nécrologie dudit Petit chirurgien lyonnais. Quel est le contenu du livre cher lecteur ?

    Cliquez sur l'image pour lire le texte


    Manuel du bibliophile et de l'archéologue lyonnais

     Par Jean-Baptiste Monfalcon, Brunet, etc.



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    Je suivais hier (fashion oblige) une vente aux enchères via Drouot Live. Confortablement installé sur ma chaise paillée (le fauteuil plein cuir ce sera pour plus tard) j'attendais de voir ce qu'allait donner la vente du fonds d'atelier Luc Lafnet (1899-1939), artiste peintre, illustrateur, dont nous avons déjà parlé ici en ce qui concerne l'aspect curiosa de son oeuvre. Une vente somme toute raisonnable avec des petits prix pour des oeuvres graphiques : n'est pas Picasso qui veut ! Notez bien que j'aurais tout aussi bien pu écrire : n'est pas Soulages qui veut ! (mais comme je n'aime pas le noir ... les goûts et les couleurs hein ...)
    Bref, le fonds Lafnet n'a pas réservé de surprises pour l'amateur de curiosa, parce qu'il n'y en avait pas. Lafnet s'est visiblement essayé au cubisme, à l'art abstrait, à la nature morte, au genre Bosch aussi (mes deux toiles préférées ... évidemment celles qui sont parties les plus cher ...). Passons.
    Cette vente était un peu fourre-tout, de l'art dans tous ses états. Resté connecté "pour voir" et jetant un oeil de temps à autre, j'ai été happé par la vente d'une série de cadres ... vides ! C'est sympa un cadre vide me direz-vous, on y met ce qu'on veut (ou ce qu'on peut), ça laisse de la place à l'imaginaire et l'imagination, quand il s'agit de vendre des cadres vides ... il en faut ! mais visiblement le commissaire-priseur était en veine, son imagination fertile se transmettait au public d'une façon tout à fait réjouie. Quel bonheur de vendre des cadres ... vides ... au prix de tableaux du XIXe voire du XVIIIe siècle, artistes anonymes ou pas, mais qui n'ont, visiblement, guère laissé plus de trace dans les esprits qu'un cadre ... vide.
    Bref, encore une fois, le client est roi. Cela m'a simplement fait penser qu'il serait peut-être sage d'envisager pour les quelques décennies à venir de faire un stock de maroquins ... vides !  (ah le voilà le lien avec la bibliophilie que vous cherchiez désespérément). Des maroquins aux armes de Marie-Antoinette ... vides ! aux armes de Louis XVI ... vides ! au chiffre du Dauphin ... vides ? des maroquins ... vides ! Ah la belle idée ... à creuser.

    Je vous laisse constater de visu quelques adjudications judicieuses et ... vides ... de sens (pour moi tout moins). Avis que je suis fort marri de partager avec moi-même quand je pouvais constater quelques numéros plus loin dans la vente, qu'un tableau fort joli, encadré ! ... faisait le même prix qu'un cadre ... vide ! ramenant ainsi le travail et la création de l'artiste à du ... vide !


    a fait plus que 800 euros ... enchères internet
    (parce que sur internet aussi les enchérisseurs aiment le vide...)



    vide ! (plus le vide est petit ... plus c'est cher ... enfin pas toujours)



    pas vide ! (belles toiles ... au prix du ... vide !)


    J'ai toujours pensé que notre société n'était qu'une vaste fumisterie mais là ... je dois bien avouer que ça me ... comment dire ... je vous laisse trouver mes mots.

    Bonne journée,
    Bertrand (plus si Bibliomane que ça finalement)

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    Cet ex libris porte les lettres "A. H." et la signature du graveur : E. Valton 1880

    A qui appartient-il ?

    Bonne journée,
    Bertrand


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    Ami de la poésie, bonsoir ! Nous allons nous intéresser aujourd’hui à un poète largement méconnu que j’ai redécouvert en feuilletant, ces jours-ci, le petit ouvrage que fit publier Nicolas Denisot en l’honneur de la protectrice des arts, Marguerite de Navarre (1492-1549), sœur de François 1er et mère de Jeanne d’Albret. L’ouvrage porte au titre : « Le tombeau de Marguerite de Valois, royne de Navarre, Faict premierement en Distiques Latins par les trois Sœurs Princesses en Anglaterre. Depuis traduictz en Grec, Italien, & François par plusieurs des excellentz Poetes de la France . Paris, Michel Fezandat et Robert Granjon, 1551»



    Fig 1 Marguerite de Navarre, la Dixième Muse, tenant un livre à la main.




    Fig 2 Page de titre à la marque de Granjon.



    Bertrand avait déjà eu l’occasion d’évoquer, sur ce site, la fortune de cet ouvrage très prisé des bibliophiles du XIXème siècle (voir ici : http://le-bibliomane.blogspot.fr/2011/10/fiche-de-libraire-le-tombeau-de.html). Un débat animé s’ensuivit sur la fortune de ce livre et le prix que ces passionnés de l’autre siècle étaient prêts à débourser pour en posséder un exemplaire. Ce débat pécuniaire étant clos, nous pouvons nous concentrer maintenant sur le texte lui-même (En effet, découvrir le texte pris en sandwich entre les deux tranches du maroquin est un surcroit de plaisir bibliophilique qu’il ne faut pas bouder).


    Notez bien que mon exemplaire n’a pas échappé à la fureur des bibliophiles du XIXème siècle et que chacun a souhaité y accrocher son ex-libris, mais je ne me risquerais plus à mettre un nom sur ces vignettes depuis que le Bibliophile Rhemus a prouvé que je pouvais confondre la marque d’appartenance d’Alfred Werlé avec celle d’Alphonse Willems. Je dirais juste qu’il a été malheureusement (mais finement) relié vers 1855 pour l’homme politique anglais Henry Danby Seymour (1820-1877) dans un maroquin bleu pimpant qui fait regretter le vélin estampé d’origine.



    Fig 3 Tableau de chasse.



    On connait l’histoire de ce livre : Nicolas Denisot, dit Comte d’Alsinois, avait initié les trois sœurs Anne, Marguerite, et Jane de Seymour à l’humanisme. Celles-ci, appartenant à une des plus grandes familles aristocratiques anglaises, avaient publié, en Juin 1550 un Hécalodistichon, correspondant à cent distiques latins en l’honneur de Marguerite de Navarre, morte en 1549. Les trois sœurs dédièrent tour à tour un distique à la reine. Ronsard leur emboite le pas, à l’initiative de Charles de Sainte Marthe, et décide ses amis de la Brigade à composer un « Tombeau » en l’honneur de la Reine, fait de traductions des distiques et d’imitations. Une Pléiade d’artistes (sic !) se pique au jeu et envoie un petit morceau de leur choix : Jean du Tillet, Jean Antoine de Baïf, Joachim du Bellay, Mathieu Pac, Salmon Macrin, Nicolas Bourbon, Claude d’Espence, Jean Tagault, Jacques Bouju, Robert de La Haye, Martin Séguier, Jean de Morel, etc.


    C’est aux distiques élégiaques des trois sœurs que font allusion les « vers jumeaux » de l’ode de Ronsard, qui fut la première contribution du poète au Tombeau, et où il narre comment la « science » vint tenter les trois jeunes filles :


    Et si bien les sceut tenter

    Qu’ores on les oit chanter

    Maint vers jumeau, qui surmonte

    Les nostres, rouges de honte.


    La contribution de Ronsard à ce recueil est importante. C’est tout autant une ode à la Dixième Muse, Marguerite de Navarre, qu’une célébration de toutes les femmes lettrées parmi lesquelles figurent les sœurs Seymour, qui (ce qui ne gâte rien) devaient être good-looking :


    Elles d’ordre flanc à flanc

    Oisives au front des ondes,

    D’un peigne d’yvoire blanc

    Frisèrent leurs tresses blondes,

    Et mignotant de leurs yeux

    Les attraiz délicieux,

    D’une œillade languissante

    Guetterent la Nef passante


    Les traductions simultanées des Distiques des Sœurs Seymour par Jean Dorat (pour le Grec) J-P de Mesmes (pour l’italien) et Joachim du Bellay, Antoinette de Loynes, Nicolas Denisot ou Jean-Antoine de Baïf (pour le français) font un curieux mélange, une sorte de joute poétique où chacun cherche à surpasser les autres.  Jugez plutôt :

    Jane Seymour écrit au distique 51 : « Ego mori grave, non ? » Ce que Jean-Pierre de Mesmes traduit en « é dunque al trapassar grave la morte ? » Et du Bellay en « qu’est-il plus doux que mourir ».



    Fig 4 Distique des trois soeurs



    Parmi les quatre odes données par Ronsard pour ce recueil, la troisième, l’une des plus longues que Ronsard ait écrites, raconte la lutte que l’âme de la Reine Marguerite dut livrer à son corps, le triomphe de cette âme et son passage direct des terres de Navarre au royaume des béatitudes éternelles. Cette pièce, qui glorifiait sous le voile de l’allégorie, le mysticisme de la reine-poète, auteur du Discord de l’Esprit et de la Chair, fut très admirée des contemporains. Elle se termine par la fameuse pique de Ronsard à Mellin de Saint Gellais, l’un de ses concurrents.


    Ecarte loin de mon chef

    Tout malheur et tout meschef,

    Préserve moi d'infamie

    De toute langue ennemie,

    Et de tout acte malin,

    Et fay que devant mon prince

    Désormais plus ne me pince

    La tenaille de Melin.



    Fig 5 L’Hymne Triomphale de Ronsard



    Cette longue introduction étant faite, revenons au propos principal de notre leçon du jour : l’œuvre imprimée de Gilles Bouguier pour laquelle mes développements seront plus courts. 


    Antoine du Verdier le cite comme poète angevin ; il aurait composé des poésies non publiées, et il était « l’un des cinq poètes, aujourd’hui bien oubliés, dont la réputation portait ombrage aux débuts de Ronsard ». (Avec Mellin de Saint Gelais, cela fait même six !). Parmi ses morceaux de gloire - peut-être la seule pièce publiée en français (1) -   figure donc cette ode en cinquante-quatre quatrains en vers heptasyllabiques, à l’imitation de Jan Tagaut, dont je vous laisse découvrir les premières strophes en image.  



    Fig 6  L’ode de Gilles Bouguier

    O Déesse tant prisée,

    N’ois-tu point le Luc divin

    De ce grave-doux Alcée,

    Honneur du ciel Angevin


    Ja Desjà sa vois dorée

    Te porte avecque son chant,

    En celle terre egarée

    Plus eloingnée au couchant.


    Celle que le luc honnore

    Sa lignée, et la vertu :

    Jamais n’aperceut encore,

    Son renom estre abatu.


    Oui, je sais, vous allez me dire que Ronsard n’avait rien à craindre, mais je vous répondrais que l’immortalité d’un poète qui ne publie pas est toujours difficile à défendre.


    Sa devise, tirée d’un vers de Tagault, était «Tumulo Fit Musa Superstes ». Il était à l’époque de cette ode, pensionnaire au collège de Fortet, où il suivait les cours de René Guillon. On peut supposer qu’il tenta sa chance comme jeune page à la Cour du Roi, où il dut croiser Ronsard. Dans l’édition princeps des Amours de Cassandre (1552), Ronsard le cite comme un concurrent sérieux, sans doute membre ou sympathisant de la Brigade puisqu’il avait choisi d’écrire son ode en français :


    Ja deja preste à devancer l’ardeur

    qui m’esperonne en ma course premiere

    Baif, Muret, Maclou, Bouguier, Tagaut,

    razant mes pas, leur pas levent si hault,

    par le sentier qui guide à la Memoyre.


    Sur le sentier qui guide à la mémoire, Gilles Bouguier s’est perdu en route : c’est la seule fois que Ronsard le mentionne et son nom sera supprimé dans la seconde édition des Amours. Ensuite sa trace est difficile à suivre; tel Rimbaud, il dut trafiquer loin de la douceur angevine.


    Compte tenu de tout ce qui précède – tout le monde ne peut pas avoir été célébré par Ronsard et Textor à la fois - Je propose d’accueillir Gilles Bouguier à l’académie des Oubliés dont aucun fauteuil n’a été pourvu depuis bien longtemps !


    Bonne soirée

    Textor


    (1) Cécile Alduy in Politique des Amours, Droz 2002 prétend que c’est la seule pièce connue de cet auteur mais nous avons retrouvé d’autres œuvres de Jean Bouguier (Alias Aegidius Bouguerius) dans les pièces liminaires du recueil de poèmes érotiques de Gervais Sepin,Gervasii Sepini Salmurei Erotopaegnion libri tres ad Apollinem (Wechsel,1553), ainsi que des vers latins dans les Tabulae Perbreves de René Guillon (Richardeau 1559), et encore dans lesTabulae Monstrantes du même René Guillon, publiées à Paris chez Jean Bienné, 1567. (Renouard , 611), ce qui prouve que sa carrière de poète ne s’est pas arrêté au Tombeau
    .


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    Les billets les plus courts sont parfois les meilleurs.

    Bonne journée,
    Bertrand

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  • 02/14/13--04:37: Si quelqu'un a une idée ?

  • 51 x 34 mm pour l'image avec le texte au dessous.


    Bonne journée,
    Bertrand


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    Deux tirés à part de la RFHL avec envois autographes ...
    je ne vous dis que ça ! (sourire)

    Le Bibliomane moderne est heureux de compter dans ses rangs de lecteurs-contributeurs, deux éminentes pointures es bibliographie : l’inénarrable Docteur Jean-Paul Fontaine, docteur es Cazinophilie (et tenancier du blog Histoire de la Bibliophilie) et l'irremplaçable Textor (dont on taira ici le nom francisé pour ne lui laisser que sa particularité latine qu'il adore tant exhiber en public). Bref, deux amis du Bibliomane (moderne ou pas), qui se voient publiés ensemble dans le même numéro de la Revue Française d'Histoire du Livre (RFHL pour les intimes). Jean-Paul Fontaine publie un article intitulé "Amateurs de petits formats, cazinophiles et valadophiles" tandis que notre ami Textor se penche (encore - pourrait-on dire dans un haussement d'épaule XIXeiste) sur le XVIe siècle et les us et coutumes de l'impression de livres par une femme engagée : A propos d'une traduction des Apophtegmes d'Erasme imprimée par Charlotte Guillard. Voici le résumé de ces deux intéressants articles. Le respect de la chronologie nous invite à commencer par Charlotte Guillard.

    A propos d'une traduction des Apophtegmes d'Erasme imprimée par Charlotte Guillard

    Résumé. - Les Apophtegmes d'Erasme, parus entre 1531 et 1535, firent l'objet d'une première traduction en français dès 1539, par Antoine Macault, dit l'Eslu Macault, valet de chambre de François Ier. Cette édition illustre la remarquable production de Charlotte Guillard, une des premières femmes imprimeurs, réputée pour la qualité de ses impressions et la correction de ses textes. L'auteur évoque le parcours de cette femme énergique, venue à diriger l'atelier du Soleil d'Or, la plus ancienne imprimerie parisienne. La présentation succincte de son catalogue permet de mieux comprendre en quoi les Apophtegmes ont un caractère insolite dans la politique éditoriale de Ch. Guillard : c'est un des trois seuls livres en français qu'elle ait publiés sur plus de deux cents. Il s'inscrit dans un mouvement culturel encouragé par le Roi qui veut asseoir la suprématie du français sur le latin et l'italien et qui finance un grand nombre de traductions. Trois éditions successives sortirent des presses du Soleil d'Or. La part prise par Ch. Guillard dans ce mouvement révèle une femme plus engagée qu'on a bien voulu le penser jusqu'à présent.

    Amateurs de petits formats, cazinophiles et valadophiles

    Résumé. - Devant le galvaudage du nom de Cazin depuis la seconde moitié du XIXe siècle, il était devenu indispensable de revoir la vie et les éditions du célèbre libraire parisien d'origine rémoise Hubert-Martin Cazin (1724-1795), héritier de la collection dans le petit format in-18 de l'imprimeur parisien Jacques-François Valade (v.1727-1784). L'étude de nouveaux documents et l’utilisation des méthodes de bibliographie matérielle ont facilité l'identification des éditions in-18 valadiennes et des autres éditions anonymes dans tous les petits formats, qui, elles, restent encore à identifier pour la plupart.

    En guise de rappel, la Société des Bibliophiles de Guyenne (qui édite la Revue Française d'Histoire du Livre) a été fondée le 7 février 1866 par Jules Delpit, Gustave Brunet, Reinhold Dezeimeris, Henri Barckhausen et Philippe Tamizey de Larroque. Elle a été reconnue comme établissement d'utilité publique par décret du 3 octobre 1974, à l'initiative de Raymond Darricau, président de 1973 à 1992.

    Le but de l'association est "de promouvoir l'art, la science et l'amour du livre comme instrument de civilisation et comme expression de la vie culturelle française, de faciliter la connaissance du livre en contribuant, sous toutes les formes qui seront reconnues utiles, au développement des études et recherches s'y rapportant" (article 1 des statuts).


    Marque de la Société des Bibliophiles de Guyenne

    Quelques renseignements pratiques si vous souhaitez les contacter et pourquoi pas devenir membre : Société des Bibliophiles de Guyenne, Bibliothèque de Bordeaux, 7, rue du Corps Franc Pommiès, 33075 BORBEAUX CEDEX. Téléphone et fax : 05 56 989 645 - Courriel : SBD@wanadoo.fr - Site internet : http://sbg1866.canalblog.com

    L'avis du Bibliomane : Lorsque je suis entré en Bibliopolis il y a une vingtaine d'années maintenant (oui je sais j'étais très jeune ... et en plus je ne fais pas mon âge), la RFHL a été l'une de mes premières sources de "savoir" bibliophilique. Je me souviens encore de la lecture passionnante des 2 numéros spéciaux consacrés aux reliures anciennes ; les nombreuses recherches bibliographiques sur Montaigne, Montesquieu, etc. Je me souviens que cette revue tenait alors une place importante dans ma vie de "jeune bibliophile". Que de lectures passionnantes ! et de relectures enrichissantes ! Le seul inconvénient de cette revue : son poids ! (car imprimée sur un beau papier couché kaolinisé au maximum) mais c'est à vrai dire un défaut bien mineur comparé à toutes ses autres qualités. Je n'ai jamais adhéré à cette Société de Bibliophiles et pourtant j'en ai eu plusieurs fois l'envie à l'époque. Désormais, moins bibliophile, moins bibliomane sans doute (encore que), plus concentré sur le XIXe siècle littéraire, je conserve malgré tout avec fruit tous ces précieux fascicules que je relis, parfois (souvent) au hasard de mes pérégrinations nocturnes dans les dédales de mon immense librairie (je blague ...).

    Bonne soirée,
    Bertrand Bibliomane moderne (mais plus si jeune que ça en fait quand on y pense ...)

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    A vos méninges !

    Bonne journée,
    Bertrand




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    Couverture de la revueArt & Métiers du Livre
    N°295 mars-avril 2013

    Contient, sur 16 pages avec 35 illustrations en couleurs, un article intitulé :
    par Bertrand Hugonnard-Roche


    Prix : 8,50 euros - Disponible dès maintenant en kiosque ou sur abonnement.


    " Une lueur pâlotte et vacillante flottant devant les rayonnages d’une bibliothèque chargée de riches reliures décorées : voilà ce que l’injustice oublieuse d’une notoriété mal récompensée laisse entrevoir d’Octave Uzanne. Fragile souvenir aujourd’hui que celui de l’œuvre de cet homme essentiel aux « Arts du Livre », depuis l’édition bibliophilique jusqu’à l’art de la décoration des reliures, entre 1875 et 1900. Ambitieux, déterminé, volubile et distingué par la plume, animé de « sensations d’art », Octave Uzanne est avant tout, et surtout, de ces caractères « indépendants » qui ne s’en laissent pas conter au risque de perdre beaucoup. Un chroniqueur écrit à sa mort en 1931 : « Dilettante laborieux, ayant vécu à une époque d’élégance, d’art désintéressé, d’indépendance ardemment défendue et de philosophie aimable, il aimait à répéter qu’il avait fait de sa propre existence un chef-d’œuvre. » Qu’en était-il vraiment ? C’est le portrait vivant d’un homme de lettres, d’un homme d’esprit qui fut tour à tour bibliographe travailleur, éditeur, écrivain, bibliophile novateur, journaliste affranchi, doué de la passion du livre et du beau et, osons le mot, « philosophe », que nous souhaitons esquisser. "

    Bertrand Hugonnard-Roche

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    Note : quelques chaises dorées à l'or fin et gentiment rembourrées seront expressément réservées au premier rang pour les lecteurs du Bibliomane moderne qui se signaleront.

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    Qui saura aider un des lecteurs de ce blog a identifier le possesseur de cet ex libris inspiré de Charle Eisen et et de l'Eloge de la Folie ?

    Bonne soirée,
    Bertrand


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    Ex libris non identifié vers 1880

    Auriez-vous une idée de possesseur pour cet ex libris au chiffre compliqué ? Merci d'avance.

    PS : très peu de temps à consacrer au Bibliomane moderne actuellement ... 

    Bonne journée,
    Bertrand


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    Le livre d’heures de Jeanne de France est en ligne

    Il y a quelques mois, la BnF a acquis le Livre d’heures de Jeanne de France, manuscrit enluminé du 15e siècle, classé Trésor national. Grâce à la générosité de plus de 1 700 particuliers, entreprises, fondations et associations, le manuscrit a rejoint les collections nationales et est conservé au département des Manuscrits. Désormais numérisé, il est accessible dans Gallica !
    Un manuscrit royal sans équivalent dans les collections publiques françaises

    Heures à l'usage de Paris [Heures de Jeanne de France] .
    Jeanne en prière, détail du folio 285
    En 2011, le ministre de la Culture et de la communication a déclaré Trésor national le Livre d’heures de Jeanne de France, un remarquable manuscrit royal enluminé sur vélin, réalisé en 1452, à l’occasion des noces de Jeanne de France, troisième fille du roi Charles VII. Ce petit volume (108 x 76 mm) se compose de 336 feuillets. Il s’agit de l’une des réalisations les plus exquises et les plus raffinées du règne de Charles VII. La qualité de l’exécution de cet ouvrage témoigne du rang royal de sa destinataire, Jeanne, promise au mariage avec le comte de Clermont, futur Jean II de Bourbon. Les armoiries peintes ne laissent aucun doute sur son identité, notamment l’écu en losange qui se détache sur un drap d’or ; le portrait de la princesse, en prière devant la scène de Mise au Tombeau, figure également dans l’ouvrage, folio 285. Enfin, la genette, petit animal domestique, se retrouve dans l’ouvrage liée par le col à l’initiale « J » par un amusant jeu de mots sur son prénom Jeannette, comme cela existe dans d’autres manuscrits qu’elle eut en sa possession.
    Une décoration remarquable par sa richesse et son raffinement
    La décoration peinte consiste en une série de 28 miniatures en pleine page illustrant les différents éléments du texte (lectures des Evangiles, prières à la Vierge, heures de la Vierge, psaume de la Pénitence, heures de la Croix) et de 37 miniatures plus petites figurant les différents saints invoqués dans les suffrages. L’ensemble des 336 feuillets s’accompagne d’un ravissant décor de bordures. Un calendrier illustré, où sont figurés les travaux des mois et les signes du zodiaque, complète cet ouvrage soigneusement calligraphié d’une extrême richesse.
    Heures à l'usage de Paris [Heures de Jeanne de France] .
    Au folio 3, le mois de mars
    Le peintre qui a exécuté l’ensemble des peintures et des bordures, ainsi que la totalité du calendrier, est l’enlumineur anonyme qu’on appelle le Maître de Guillaume Jouvenel des Ursins. Ce manuscrit est assurément l’une de ses créations les plus raffinées.
    Deux peintures (aux folios 263v et 270v) sont d’une autre main, caractéristiques de l’art de Jean Fouquet du fait de l’étonnante maîtrise spatiale. Jean Fouquet est considéré comme le plus grand peintre et enlumineur français du 15e siècle, une figure majeure de l’histoire de la peinture.
    Connu des historiens de l’art uniquement d’après des reproductions en noir et blanc, ce manuscrit est demeuré en très bon état de conservation au sein de la collection privée de Victor-Prosper Martin Le Roy (1842-1918), important mécène et collectionneur de son époque. Il est désormais accessible à tous dans Gallica :
    Cette entrée a été publiée dans Gallica et vousOn en parle..., avec comme mot(s)-clef(s). Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

    Message source : http://blog.bnf.fr/gallica/?p=6006


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    Au fil des publications, le blog du Bibliomane Moderne décline ses séries comme Monet ou Warhol alignaient les leurs.  La plus connue est la suite d’articles consacrés à Octave Uzanne, qui finit par être trop à l’étroit sur ce site.  Ma petite madeleine à moi ce sont les Statuts de Savoie – c’est sur, j’ai du être héraut d’armes au temps d’Amédée VIII -  Je vous avais présenté la troisième édition de ce texte majeur pour l’histoire de Savoie, celle imprimée à Turin par François de Silva en 1505.

    Comme l’histoire des éditions successives n’est pas facile à reconstituer – impressions incunables mal identifiées, seconds tirages d’une même édition, ajouts de feuillets imprimés postérieurement, etc - un universitaire nous avait apporté des clarifications très utiles qui ont fait l’objet d’un second article :



    Fig 1




    Fig 2


    Or, le hasard des promenades à Drouot a mis sur mon chemin un exemplaire de la quatrième édition des Statuts, celle imprimée à Genève en 1512 par Jean Belot. Un commentateur du blog, en 2009, avait précisé : « Exception faite de  l’édition de 1586 (déjà pas facile à trouver), toutes ces éditions sont purement et simplement introuvables, et lorsqu'elles se trouvent, inabordables... » . Je n’ai donc pas hésité à me lever et à lancer d’une voix forte : « Préemption au bénéfice de la Bibliothèque du Textor !! » qui a mis un coup d’arrêt net aux enchères, le Commissaire-priseur interdit, le marteau levé, a du se dire qu’il y avait anguille sous roche, mais il a fini par laisser retomber son marteau en lâchant un « ça valait mieux » !


    Voilà qui me permet de vous offrir, candida lector, une petite présentation de cet ouvrage intitulé « Statuta Sabaudie. Nova et vetera noviter impressa.» (c'est-à-dire « les anciens et les nouveaux statuts de Savoie dans une édition relookée ») (1).  La page de titre est ornée d’un grand bois représentant le duc de Savoie en majesté, entouré de ses chambellans, avec, à ses pieds, l’écu de Savoie, tenu par trois lions, entouré par le collier de l’Annonciade sur lequel figure la devise « Fert ».


    Genève a été une des principales places d’impression de la Suisse avec Bâle. (Le premier livre imprimé est le livre des saints Anges en 1478). Les ducs de Savoie y eurent une part d’autorité jusqu’en 1535, c’est pourquoi nous trouvons des imprimeurs travaillant pour leur compte, comme l’indiquent les armes ducales figurant sur le titre ou à la fin de certaines publications de Jean Belot (un placard de 1521) ou Jacques Vivian (Le Doctrinal de Court, 1522).



    Fig 3 Armes de Savoie


    L’exemplaire des Statuts de 1512 de la bibliothèque savoyarde du docteur Blanc – le dernier passé en vente, à ma connaissance -  était incomplet de 4 feuillets et du supplément (Ce qui ne l’a pas empêché de trouver preneur). Mon exemplaire comporte 4 ff supplémentaires que le docteur Blanc s’était procuré séparément (Vente Blanc, Decembre 2010 - lot 300 : «Sequuntur Statuta per Illustrissimus Principem dominum D. Karolum secundum Sabaudie et Ducem modernum condita. » Genève, Jacob Vivian, 5 décembre 1513).



    Fig 4 Les Statuts du Duc Charles Second, feuillet 83




    Fig 5 Les Statut de Charles Second, titre


    La Bibliothèque de Genève nous apprend que cette pièce de 4 feuillets accompagne d'ordinaire l'édition genevoise des Statuta Sabaudie, par Jean Belot, du 29 Mai 1512. Une particularité amusante est que ce supplément, bien que publié distinctement l’année suivante, chez un autre imprimeur, avec une autre adresse, poursuit la foliation des Statuts de Jean Belot. (folio LXXXIII-LXXXVI – avec une erreur puisque le dernier feuillet de Belot est déjà le f. LXXXIII) ainsi que la signature (le cahier o6 suivi du cahier p4). Les exemplaires complets des Statuts doivent donc contenir ce supplément bien que cela soit assez rare en pratique, si j’en juge par les exemplaires décrits par les bibliothèques publiques. (Ce que confirme M. Gaullieur dans ses Études sur la typographie genevoise du XV e au XIXe  siècle, pp. 100-101 (2). Voir par exemple, le volume conservé à la bibliothèque de Genève et numérisé sur e-rara). La bibliothèque de Lyon en possède un exemplaire complet du supplément (mais lacunaire de plusieurs cahiers !) et le décrit comme suit : [8], lxxxvi fol. (sig. [ ]8, a-o6, p4) ; ill. (p. de titre) ; 2° (27,5 cm). Mais il y a une erreur de lecture du colophon : Anno MVxin (sic) die v decembris, alors qu’il fallait lire Anno MVcxiii die v decembris, comme vous pouvez en juger par vous-même sur la figure 7.



    Fig 6 Colophon de Jean Belot




    Fig 7 Colophon de Jacques Vivian

    Il existe une autre version des Statuts du Duc Charles, en deux feuillets, à une seule colonne, gothiques, non chiffrés, publié par Louis Garbin de la Cruse, en 1513 également. Il se termine par les armes de Savoie, un bois plus finement gravé que celui de Vivian, selon Dufour et Rabut (3).

    Jean Belot, dont le nom apparait au premier colophon, avait exercé à Lausanne entre 1491 et 1493 et à Genève de 1495 à 1512, mais aussi à Grenoble en 1497 où l’avait appelé l'évêque Laurent Alleman pour imprimer le « Missale ad usum ecclesie Gratianopolitane ». Originaire de Rouen, il fut reçu bourgeois de Genève comme imprimeur-libraire en novembre 1494. On dénombre une cinquantaine d’ouvrages sortis de ses presses ou portant son nom dont un peu plus de vingt au XVe siècle. Cet imprimeur itinérant avait imprimé à Lausanne en décembre 1493 un missel qui est l’unique incunable sorti dans cette ville.

    A Genève, son adresse était « auprès de la cathédrale Saint Pierre » (Ante Sanctus Petrus). Il a produit des ouvrages religieux, mais aussi des romans populaires, des livres de médecine, des livres de droit. Le matériel typographique suggère une collaboration avec Louis Garbin de la Cruse. Les caractères utilisés par Jean Belot sont assez raffinés, plutôt anguleux ; ils se rapprochent de la gothique de forme. Il les avait importés de Paris. (4) C’est en 1512, année de publication des Statuta Sabaudia, qu’il remet son matériel typographique à Jacques Vivian. Ce qui explique qu’en 1513 la suite des Statuts porte l’adresse de Jacques Vivian et que les caractères utilisés soient identiques.

    Cette impression bien nette et aérée rend la lecture facile. De nombreuses histoires de Savoie font référence aux Statuta Sabaudia pour évoquer la vie de l’époque. Cette œuvre législative, parmi les plus intéressantes du Moyen-age, fut élaborée à Genève en présence des grands personnages de l’Etat, parmi lesquels ont comparu, comme témoins : Gaspard de Montmayeur, maréchal de Savoie, Miolans Coudrée, Henri du Colombier, Lambert Oddinet, président du conseil ducal, Claude du Saix, président de la Chambre des comptes de Savoie. Pour préparer cette réunion, Amédée VIII avait convoqué à Thonon, au début du mois de Mai, le chancelier Jean de Beaufort et quelques conseillers de sa garde rapprochée. La mise au point du texte prit une quinzaine de jours, entre le 15 mai, date d’arrivée du Duc à Genève et le début Juin. Le choix de Genève était curieux car la cité épiscopale n’était pas directement placée sous l’autorité du Duc. D’ailleurs, il fallu ensuite se déplacer de Genève à Chambéry pour promulguer officiellement le texte le 17 Juin, au château ducal, toutes portes ouvertes, en présence du peuple assemblé et des personnages notables de la Ville. (5)


    Divisé en cinq livres dans lesquels ont été regroupés plus de 350 articles, les Statuts reprennent les textes déjà promulgués par Amédée VIII en 1403 et 1423 en matière de police des mœurs et de fonctionnement de la Justice. Il les intègre dans un ensemble plus important et plus cohérent sur l’administration du Duché et son organisation judiciaire. Le moyen-âge aime l’ordre et la hiérarchie des couches sociales, le dernier livre propose une règlementation stricte des dépenses somptuaires en fonction du rang, bannissant le luxe excessif, et même un code vestimentaire dont la précision étonne aujourd’hui.




    Fig 8 Un ex-libris gravé


    Pour finir, j’attire l‘attention des spécialistes sur l’ex-libris gravé, contrecollé au verso de la page de titre et que je n’ai pas réussi à identifier. Un bibliophile lyonnais semble-t-il.


    Voilà tout pour aujourd’hui, mais si l’un d’entre vous me propose un exemplaire de l’ouvrage intitulé « Les ordonnances et statutz faitz aux estas dernierement tenus de par tresredoubté monseigneur le duc de Savoye avec les autres princes en la cité de Mostier en Tharenteyse, le XV jour de septembre Mil. CCCCC. XXII, sur quoy supplient les chappitres qui s'ensuyvent », je vous promets d’écrire une saison 4 !


    Bonne soirée

    Textor


        (1)   Colophon : Impressa fuerunt suprascripta Sabaudie statuta (ad exemplar illorum que nuper Taurini impressa fuerunt per M. F. de Silva) Gebenis per Magistrum Johannem Belot Anno domini M. D. XII. XXIX. mayi. Et venalia invenitur in ejus officina ante Sanctum petrum Gebenis (f.o5r)

         (2)   M.Gallieur, Genève 1855 publié dans le Bulletin de l’Institut Genevois.

        (3)   Dufour et Rabut L’imprimerie, les imprimeurs et les libraires en Savoie du XV au XIXème siècle, in Mémoires et documents de la Société Savoisienne d’Histoire et d’Archéologie, Chambéry 1877. Pp. 17-19.

         (4)   A. Babel L’Histoire économique de Genève p 166.

        (5)   Cf Franco Morenzoni, le Prédicateur et l’Inquisiteur – les tribulations de Baptiste de Mantoue à Genève en 1430. Presse Universitaire de Lyon, 2007.


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    Quelqu'un a-t-il une idée de provenance pour ce fer à dorer poussé au dos de volumes ?

    Bonne journée,
    Bertrand


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    Guillaume : Où sont dont tous les livres ? Adso : Me mettez vous à l'épreuve maître ? Guillaume : Que veux-tu dire ? Adso : Ma foi en toute révérence, il semble qu'à chaque fois que vous m'interrogiez, vous ayez déjà la réponse. Savez vous où sont les livres ? Guillaume : Non. Mais je gage sur ma foi que ce donjon doit contenir bien autre chose que de l'air. (dialogue originaux)


    Vous connaissez déjà probablement tous l'histoire ...

    En 1327, alors que la chrétienté est divisée entre l'autorité du pape Jean XXII et celle de l'Empereur Louis IV du Saint-Empire, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville se rend dans une abbaye bénédictine, située entre Provence et Ligurie, accompagné par son novice Adso qui est le narrateur de l'intrigue. Dans un climat de conflit théologique entre les franciscains et l'autorité pontificale au sujet de la pauvreté du Christ – servant avant tout de façade au conflit politique entre le pape et l'empereur – l'ancien inquisiteur doit reprendre sa charge à la demande de l'abbé, à la suite de la mort suspecte d'un des moines. Rapidement, ce que beaucoup semblaient considérer comme un suicide prend des allures de plus en plus inquiétantes. Lorsque l'inquisiteur dominicain Bernardo Gui se rend à l'abbaye à la demande du pape, et commence à se mêler à l'enquête, cela est loin d'arranger les choses.



    Le scriptorium de l'abbaye avec de nombreux manuscrits enluminés sur les pupitres.


    Le nom de la Rose est un film sorti dans nos salles en 1986. Réalisé par Jean-Jacques Annaud. Avec dans les rôles titres, Sean Connery, Christian Slater, Mickael Lonsdale, et bien d'autres. Film tiré du livre d'Umberto Ecco, Il nome della rosa, 1980.

    Vous avez certainement lu ce livre, certainement vu ce film, mais vous êtes vous déjà posé les bonnes questions ? Il paraît évident que les centaines de manuscrits enluminés qu'on peut voir dans le film, sous de belles reliures de l'époque en parchemin ou en daim, le tout mis en scène dans une bibliothèque labyrinthique et ensorcelante ... ne peuvent être que des faux ! On ne brûle pas de vrais manuscrits enluminés pour faire des films ! Qu'on se le dise ! (sourire).
    Alors ? Alors que sont devenus ces fac-similés à s'y méprendre de manuscrits tels que le Beatus de Liébana ou le deuxième tome de la poétique d'Aristote ... qui n'aurait jamais existé ... ?? Que sont-ils devenus ces superbes faux-livres anciens ? ces merveilles de tromperie du cinéma ?



    Une page enluminée du Beatus de Liebana (vrai ou faux ?)

    Guillaume : Personne ne devrait se voir interdire de consulter ces livres. Adso : Peut-être sont ils considérés comme trop précieux ? Trop fragiles ? Guillaume : Non ce n'est pas cela. C'est parce qu’ils renferment souvent une sagesse différente de la notre... Et des idées qui pourraient nous amener à douter de l'infaillibilité de la parole divine. Et le doute, Adso, est l'ennemi de la foi. (dialogues originaux)


    Telle est la question que vous pose notre assidu lecteur. Espérons que nous pourrons lui en donner une !

    J'égaye ce petit billet par quelques images extraites du film.

    PS : si Umberto Ecco nous lit ... ou Jean-Jacques Annaud ... on ne sait jamais (sourire) ...

    Bonne journée,
    Bertrand



    Il fallait bien faire plaisir au tenancier ...
    (je suis certain que personne - mâle - n'a oublié cette scène)
    (les dialogues n'étant pas à la hauteur des images ... ne sont pas mentionnés ici ...)


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    Cliquez sur l'image pour télécharger


    Lorsque les initiatives sont belles, désintéressées et en plus qu'elles profitent à toutes et à tous sans contrepartie, je dis bravo !

    Voici LA documentation que j'aurais aimé lire dans les années 90 lorsque je suis entré en bibliophilie comme on entre en religion. Pourquoi personne n'y a pensé plus tôt ? On peut légitiment se poser la question. Une telle documentation, très illustrée, facile à appréhender pour le néophyte et néanmoins très utile aux amateurs déjà quelque peu éclairés, avait forcément sa place dans nos bibliothèques numériques de documentation.

    Un grand merci à Sébastien Vatinel qui a passé du temps pour donner à tous les passionnés du livre ancien un outil simple et agréable.

    Bravo !

    A télécharger gratuitement en cliquant sur la photographie ci-dessus.

    Bonne journée,
    Bertrand Hugonnard-Roche

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    Cher ami bibliophile,

    Vous avez eu l'occasion de parler sur votre blog des livres couverts de dominotés ou aux gardes de papiers dorés... Sans doute serez-vous intéressé par cette exposition organisée par la Bibliothèque Mazarine, en collaboration avec la Médiathèque Louis-Aragon du Mans et les Editions des Cendres. Elle présente une sélection des papiers décorés conservés par les deux bibliothèques ou prêtés par des collectionneurs.

    Informations pratiques :

    2 avril - 7 juin 2013
    Entrée libre, du lundi au vendredi, de 10h à 18h

    Bibliothèque Mazarine
    23 quai de Conti
    75006 Paris

    Plus d'informations à l'adresse :

    http://www.bibliotheque-mazarine.fr/expositions/papiers_dominotes/

    Bien cordialement,

    Florine Levecque
    Bibliothèque Mazarine
    Conservatrice en charge des services aux publics et de la communication
    Mél : florine.levecque@bibliotheque-mazarine.fr

    Nadine Férey-Pfalzgraf
    Médiathèque Louis-Aragon , Le Mans
    Conservatrice des fonds patrimoniaux
    Mél : nadine.ferey@ville-lemans.fr 


    Un grand merci à vous pour cette information très intéressante. Cela fera partie de mes prochaines visites programmées lors de mon passage au Salon du livre ancien et de l'estampe au Grand Palais à la fin du mois d'avril.

    Bonne journée,
    Bertrand

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    Rétif de la Bretonne était-il fou ? Telle est la question qui me vient à chaque fois que je lis quelques belles pages du Spectateur Nocturne. Faut-il être fou pour être génial ? encore une question qui risque bien de rester sans réponse. Quoi qu'il en soit je suis un admirateur inconditionnel de la prose de l'auteur du Pied de Fanchette et des Nuits de Paris. Peu importe finalement que beaucoup m'échappe, après tout, faut-il toujours tout comprendre.
    Sur cette introduction un tantinet biblio-philosophique pascale, voici, extraites du catalogue d'un éminent libraire parisien, 7 notices de livres de Rétif de la Bretonne parmi les plus signicatifs : Ingénue Saxancour (1789), véritable rareté ; Le Palais-Royal (1790) ; Le Drame de la vie (1793), avec le rare portrait de Rétif par Berthet d'après Binet ; Le Paysan perverti (1776) ; Le Pied de Fanchette (1769), rarissime avec les pages de titres imprimées entièrement en rouge ; La Mimographe (1770) et les inimitables Nuits de Paris (1788-1790, mon titre fétiche tant il nous fait découvrir un Paris nocturne des plus passionnants et curieux.
    Les prix sont en euros (catalogue postérieur à 2002 donc ...)





    Je vous rappelle à cette occasion l'adresse de la Société Rétif de la Bretonne

    http://www.retifdelabretonne.net/

    Bonne lecture,
    Bertrand

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    Il y aurait des centaines de volumes à écrire rien qu'avec les histoires de bibliophilie, ou les historiettes, restons modestes. En effet, pas de quoi révolutionner la marche du globe ! Mais tout de même, certaines seraient pour sûr fort cocasses à conter au coin du feu à nos petits enfants ... plus tard.
    Comme par exemple cette histoire du type à qui vous donneriez 5 euros si vous le croisiez dans la rue hors les murs du Grand Palais, et qui, pourtant pourrait vous faire tourner le compteur cérébral rien qu'en vous disant combien il dépense chaque année en livres rares.
    Comme par exemple celle du type qui demande au libraire d'effacer les prix sur les livres qu'il vient d'acheter pour ne pas que sa femme demande instamment un divorce pour faute grave : abandon de la raison face aux obligations du ménage !
    Comme par exemple celle de celui qui veut toujours les plus beaux exemplaires possibles sans jamais vouloir les payer ... en fait le constat est sans appel : il ne fait qu'en rêver. Une sorte de mytho-bibliophile.
    Encore, il y a celui qui parle beaucoup, celui qui ne dit jamais rien, celui qui se vante, celui qui cache, celui qui épate, celui qui feinte, encore celui qui voyage beaucoup et va chercher des livres à l'autre bout de la planète, ou celui qui ne collectionne que les livres venant de sa bonne vieille librairie du coin.
    Bref, on aurait tous des dizaines voire des centaines d'historiettes à conter sur le sujet, et nous serions certains de passer une belle soirée à nous gausser des autres ... ou de nous-même.
    Mais pour ce soir, si cela vous dit, n'hésitez pas à nous faire part de vos expériences et témoignages des histoires de bibliophiles qui se la racontent.
    La mytho-bibliophilie est un aspect très intéressant de la pathologie livresque. Je crois qu'elle touche finalement un nombre conséquent de personnes, avec ou sans leur consentement (conscience quand tu nous tiens ...).
    A vos claviers donc. Je sais bien que le Bibliomane moderne est un peu mou ces derniers temps, par manque de temps et aussi par manque d'une certaine émulation qui se laisse désirer. Vous me direz que c'est fort bien de se laisser désirer. Je n'en doute pas.

    Bonne soirée,
    Bertrand

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