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par Bertrand Hugonnard-Roche

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          Voici un livre que la rentrée littéraire déjà surchargée aura sans aucun doute oublié ... Le petit volume que j'ai eu le plaisir de recevoir ce matin fait partie de ces livres bien imprimés, joliment composés, de ces livres encore empreints des habitudes typographiques des siècles passés. On s'en réjouit !

          C'est à André Reynaud et sa maison d'édition Rumeur des Ages située à La Rochelle que nous devons la sortie de ce livre. C'est un volume in-8 (21 x 15 cm), broché (cahiers cousus) avec couverture à rabats. 86 pages bien imprimées sur beau papier vergé. On regrettera simplement que le tirage ne soit pas mentionné (pour les bibliophiles qui aiment bien savoir le nombre d'exemplaires qui a été imprimé ... coquetterie dirons certains ! point d'orgue diront d'autres !).


          L'éditeur donne en quatrième de couverture la présentation du contenu que je reprends ici :

         "Jean Carriès (1855-1894), traversa la fin du XIXe siècle comme un météore. Une quinzaine d'années ont suffi pour établir sa réputation de sculpteur, potier et céramiste exceptionnel. Ses recherches, sa pratique, hors des écoles et du strict respect des règles traditionnelles, le conduisirent à des réalisations surprenantes ; jusqu'à la mise en oeuvre d'une Porte monumentale - dont la maquette en plâtre, grandeur nature, fut un temps conservée au Petit Palais - qui contribua à ruiner sa santé précaire.
          Cinq textes, parmi beaucoup d'autres, écrits par quatre de ses amis, entre 1881 et 1910, témoignent, de différentes manières, de sa personnalité extraordinaire, du génie de son oeuvre."

          Les fanatiques d'Octave Uzanne doivent savoir que le texte d'Octave Uzanne présent dans ce volume avait paru pour la première fois dans la revue mensuelle Le Livre Moderne (Paris, Albert Quantin) au mois d'octobre 1897. Il a paru pour la deuxième fois dans notre recueil de critiques d'art par Octave Uzanne intitulé Quatorze sensations d'art signées Octave Uzanne rassemblées par Bertrand Hugonnard-Roche (Chez Bertrand Hugonnard-Roche, à Alise-Sainte-Reine, Novembre 2014). Cette redondance n'est pas pour nous déplaire ! Et Carriès et Uzanne en sortent grandis ou dirons nous, un peu moins oubliés.


          Souhaitons à André Reynaud d'autres aventures éditoriales de cette qualité ! Vous pourrez vous procurer ce volume en vous adressant directement à lui par email : rumeur.des.ages@wanadoo.fr ou par courrier postal à : Rumeur des Ages, 6, Rue des Templiers 17300 La Rochelle. Prix : 12 euros.

    Bonne soirée,
    Bertrand Hugonnard-Roche


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    L’histoire littéraire en mode mineur au XIXe siècle :
    Le rôle des bibliophiles dans la promotion d’un panthéon alternatif

    13/14 octobre 2016, BHVP / Bibliothèque de l’Arsenal

    Jeudi 13 octobre, BHVP :
    Matinée. Modalités de la collection de livres au XIXe siècle. Présidence Juliette Jestaz (BHVP).
    9h : ouverture par Juliette Jestaz, responsable de la Réserve des imprimés et des manuscrits de la BHVP.
    9h15 : Ève Netchine (Arsenal), « Une étude de commissaires-priseurs au service de la bibliophilie nouvelle : Jacques-Nicolas et Georges-Henri Boulland ».
    9h45 : Pierre-Jean Dufief (Paris-Nanterre), « Octave Uzanne bibliophile et historien de la bibliophilie ».
    10h15 : échanges et discussion.
    10h30 : pause.
    10h45 : Mathilde Bombart (Lyon III), « Livres à clef, lectures à clef, romans à clef : de la passion bibliophile à l’histoire littéraire ».
    11h15 : Andrea de Pasquale (Bibliothèque Nationale Centrale de Rome), « Un regard au-delà des Alpes : histoire littéraire mineure et bibliophilie dans l’Italie du Nord (fin XVIIIe / XIXe siècles) ».
    11h45 : échanges et discussion.
    12h : pause-déjeuner.
    Après-midi. Le culte du beau livre, entre texte et objet. Présidence José-Luis Diaz (Paris VII-Diderot).
    14h : Magali Charreire (Montpellier III-Paul Valéry), « L’œuvre "Doré" du bibliophile Jacob ».
    14h30 : Olivier Bessard-Banquy, (Michel de Montaigne-Bordeaux III), « Du luxe au semi-luxe ».
    15h : échanges et discussion.
    15h15 : pause.
    15h30 : Nolwenn Pamart (Paris IV-Sorbonne), « Jean de Tinan ou la recherche de la légitimité par le beau livre ».
    16h : Marine Le Bail (Toulouse II-Jean Jaurès), « La quête de la "condition d’origine" chez Charles Nodier : la condition d’une histoire littéraire des origines ? »
    16h30 : échanges et discussion.
    17h : présentation d’un choix de livres et de documents sur les bibliophiles du XIXe siècle par Juliette Jestaz.
    18h : fin de la journée.

    Vendredi 14 octobre, bibliothèque de l’Arsenal :
    Matinée. Quand la bibliophilie incite à réécrire l’histoire littéraire. Présidence Marine Le Bail (UT2J-Arsenal).
    9h15 : Raymond-Josué Seckel (BNF) : « Sade entre 1850 et 1910, début de reconnaissance ? ».
    9h45 : Delphine Fayard (Wolfson College, université d’Oxford), « La notion de libertinage à l’aune des pratiques bibliophiliques du XIXe siècle ».
    10h15 : échanges et discussion.
    10h30 : pause.
    10h45 : François Pic (Toulouse II-Jean Jaurès), « Des "livres en patois"à la "littérature occitane" : le rôle des bibliophiles dans la constitution d’un objet littéraire (XVIIIe/XXe siècles) ».
    11h15 : José-Luis Diaz (Paris VII-Diderot), « Charles Asselineau face aux "minores" du romantisme ».
    11h45 : échanges et discussion.
    12h : pause-déjeuner.
    Après-midi. Enjeux de l’édition bibliophilique. Présidence Claire Lesage (Arsenal).
    13h30 : François Rouget (Queen’s University, Canada), « Prosper Blanchemain, bibliophile et éditeur des poètes de la Renaissance ».
    14h : Julien Schuh et Anne-Christine Royère (Reims-Champagne), « Prosopographie des éditeurs bibliophiles (1870-1930) ».
    14h30 : échanges et discussion.
    14h45 : pause.
    Chroniqueurs de la bibliophilie.
    15h : Laurent Portes (BNF), « Eugène Le Senne (1846-1938), collectionneur de livres parisiens ».
    15h30 : Jean-Didier Wagneur (BNF), « Hémérophilie : Firmin Maillard, un chiffonnier de la petite presse ».
    16h : échanges et discussions.
    16h15 : mot de conclusion par Olivier Bosc, directeur de la bibliothèque de l’Arsenal.
    16h30 : fin des communications.
    16h45-18h15 : table-ronde « La bibliophilie d’hier à aujourd’hui », présidée par Jean-Yves Mollier (Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), avec Isabelle de Conihout (Christie’s), Éric Dussert (BNF), Nicolas Malais (Paris-Nanterre).
    Chacune de ces deux journées s’accompagnera d’une exposition de pièces exceptionnelles sélectionnées parmi les fonds de la BHVP et de la Bibliothèque de l’Arsenal.
    Inscription préalable obligatoire à l’adresse suivante :
    colloque.bibliophilie.2016@gmail.com

    Jeudi 13 octobre :

    Salle des Commissions,
    Bibliothèque Historique de la Ville de Paris,
    24 rue pavée, 75 004, Paris.
    Accès métro Saint-Paul (ligne 1).

    Vendredi 14 octobre :

    Grand salon,
    Bibliothèque de l’Arsenal,
    1, rue de Sully, 75 004, Paris.
    Accès métro Sully-Morland (ligne 7) ou Bastille (lignes 5, 1, 8).

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    Eau-forte en couleurs signée Pierre Vidal, vers 1900
    Dimensions de la cuvette : 15 x 10,5 cm
    Dimensions de la feuille :  22,5 x 15,5 cm
    Épreuve sur papier Japon.
    Détail centré sur l'estampe.


    22 Rue Lepeletier à Paris. Telle était l'adresse de la librairie Lecampion qui eut pour successeur Auguste Blaizot. Cette simple, mais néanmoins charmante et tout à fait 1900, estampe en couleurs nous permet de nous replonger un instant dans l'histoire de la libraire ancienne et en l'occurrence ici d'une des plus importantes dynasties de libraires de Paris. 
    Reprenons in extenso l'historique fourni par la librairie Auguste Blaizot elle-même, sur son site internet :

    "La Librairie Blaizot a été fondée en 1840 et appartient à la famille Blaizot depuis 1877. Voici un rapide historique, avec les adresses successives :

    • 1840-1844 Cabinet de lecture de Mademoiselle Boisselle, passage du Saumon. Paris 2ème arrondissement.
    • 1844-1847 Cabinet de lecture de Mademoiselle Boisselle et de Messieurs Gabriel et Mallet, passage du Saumon. Paris 2ème arrondissement.
    • 1847-1853 Librairie Gabriel, passage du Saumon, Paris 2ème arrondissement.
    • 1853-1874 Librairie Joubert, passage du Saumon, Paris 2ème arrondissement.
    • 1874-1877 Librairie Denoix, passage du Saumon, Paris 2ème arrondissement.
    • 1877-1899 Librairie Lecampion, passage du Saumon, Paris 2ème arrondissement. (Emile Lecampion était l'oncle d'Auguste Blaizot)
    • 1899-1902 Librairie Lecampion, 22 rue Le Peletier, Paris 9ème arrondissement.
    • Mars 1902 Librairie Lecampion et Auguste Blaizot, 22 rue Le Peletier, Paris 9ème arrondissement. • Sept. 1902 Librairie Lecampion - Auguste Blaizot Successeur, 22 rue Le Peletier, Paris 9ème arrondissement.
    • 1905-1908 Librairie Auguste Blaizot, 22 rue Le Peletier, Paris 9ème arrondissement.
    • 1908-1913 Librairie Auguste Blaizot, 26 rue Le Peletier, Paris 9ème arrondissement.
    • 1913-1928 Librairie Auguste Blaizot, 21 boulevard Haussmann, Paris 8ème arrondissement.
    • 1928-1941 Librairie Auguste Blaizot & Fils, 164 faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème arrondissement.
    • 1941-1974 Librairie Auguste Blaizot, 164 faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème arrondissement (Georges Blaizot, libraire-expert)
    • Depuis 1974 Librairie Auguste Blaizot, 164 faubourg Saint-Honoré, Paris 8ème arrondissement (Claude Blaizot, libraire-expert)

    D'après ce bref historique on peut dater cette eau-forte signée Pierre Vidal des années 1899 à 1908. Nous la daterions volontiers des premières années, car sans doute a-t-elle été gravée pour signifier le récent changement d'adresse (probablement en 1899 ou 1900).

    Pour la petite histoire nous savons qu'il existe également un état en noir de cette estampe. Pierre Vidal était en 1900 le peintre illustrateur de la femme parisienne par excellence. Octave Uzanne ou encore Georges Montorgueil ont tous deux fait appel à ses talents pour croquer la parisienne dans tous ses états. Nous la retrouvons d'ailleurs ici, en beaux habits de bourgeoise, de cocotte ou de ménagère, devant la vitrine de la librairie Blaizot.

    Peut-être que la librairie Blaizot saura nous en dire plus sur l'histoire de cette estampe. Ce serait assurément un joli morceau d'histoire en Bibliopolis.

    Ce genre de petit éphémère imprimé n'a guère subsisté et est aujourd'hui souvent plus difficile à dénicher qu'un incunable vénitien ou qu'une édition des Fables de La Fontaine illustrées par Oudry reliées par Douceur ...

    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne


    Vue de la feuille en intégralité


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    Carte de visite pour Emile Terquem 19, Rue Scribe
    (angle du Boulevard Haussmann, Paris)

    Gravure sur acier rehaussée en couleur au pochoir
    d'après le dessin de Pierre Vidal, imprimé par Ch. Wittmann, Paris

    Dimensions : 15,6 x 10,3 cm. Imprimé à marges perdues.

    Nous avions parlé ici même en novembre 2009 (7 ans bientôt déjà !) de l'entreprise Emile Terquem. Cette entreprise très polyvalente et très proche des milieux érudits de l'époque, donnait à la fin du XIXe siècle une idée de ce que pouvait être une "grosse entreprise" diversifiée et en même temps très ciblée sur une clientèle composée essentiellement d'hommes de lettres et de bourgeois enrichis. Clients capables de débourser les sommes très élevées demandées alors pour une grande bibliothèque tournante en acajou serti de baguettes de laiton comme nous avons la chance d'en posséder une (voir photographie ci-dessous).



    Coll. B. H.-R.


    Nous avions déjà eu l'occasion de croiser les placards publicitaires insérés par la société Emile Terquem dans les revues de l'époque (notamment Le Livre d'Octave Uzanne). Mais nous n'avions jamais rencontré de carte de visite comme celle que nous avons le plaisir de vous montrer (voir photo en tête de cet article. L'illustration en a été confiée à Pierre Vidal (le même artiste qui illustra la carte de visite de la librairie Auguste Blaizot dont nous avons parlé récemment), ce même Pierre Vidal qui s'illustra dans la description de la parisienne par l'image entre 1895 et 1905 environ. Sur cette carte qui doit dater des années 1899-1901, on peut voir une dame du monde assise auprès d'une jolie bibliothèque remplie de reliures. Sur un guéridon devant elle on distingue un range-lettres (sans doute le modèle fabriqué par Terquem). La composition de l'ensemble donne une très jolie carte de visite, ici parfaitement conservée. Encore une fois il faut souligner la rareté de ce type de document éphémère.

    Je publie à nouveau ci-dessous une publicité pour les bibliothèques tournantes Emile Terquem. C'est sans doute l'objet le plus emblématique de la marque qui reste encore aujourd'hui très prisé.

    L'historique de l'entreprise Emile Terquem serait à faire ... ce qui m'amuse à chaque fois que je pense à Emile Terquem, c'est de penser qu'Octave Uzanne a traversé l'océan atlantique en sa compagnie lors de son voyage aux Etats-Unis d'Amérique en avril 1893.




    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne

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    Ex libris dans un ouvrage publié en 1893.

    Quelqu'un aurait-il une idée ?

    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne


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    Reliure en papier-cuir japonais signée Amand


    Cette reproduction de reliure (cartonnage serait le terme le plus judicieux) se trouve dans l'ouvrage d'Octave Uzanne : La reliure moderne, artistique et fantaisiste paru chez Edouard Rouveyre en 1887. L'exemplaire appartenait à la bibliothèque de M. Edouard Rouveyre lui-même, ami de l'auteur et qui s'est prêté au jeu de montrer au lecteur quelques unes des reliures novatrices posées sur ses propres rayonnages. Octave Uzanne possédait également ce type de reliure, au point qu'il en avait fait un véritable axe de recherche esthétique, le tout sous la main de l'habile relieur Amand. Dernièrement c'est la librairie Le Pas Sage qui s'est intéressé de près à ce type de reliure qui peut revêtir bien des aspects différents. Nicolas Lieng a donné en tête de son catalogue une définition concise et convaincante des différents papier-cuir japonais qui, il faut bien l'avouer, par la richesse de leurs motifs et par la diversité des matériaux, laisse souvent l'amateur moderne en extase interrogative tant il est souvent difficile de dire de quoi sont faites ces reliures exotiques.
    Nicolas Lieng reprend d'ailleurs ce qu'Octave Uzanne écrivait dans La reliure moderne, artistique et fantaisiste en 1887 :

    "L’Amateur artiste montre généralement un faible pour les japonaiseries, et, depuis quinze ans, sous l’inspiration de quelques littérateurs de goût, on a fabriqué de très nombreuses reliures originales avec cette sorte de papier estampé fait avec l’écorce du kozo et qui, grâce aux procédés des ouvriers de Tokio, devient un véritable cuir doré, frappé, résistant à l’humidité, ressemblant, dans une note plus riche encore, aux plus beaux spécimens des cuirs de Cordoue ou des Flandres ; — certains de ces papiers cuirs sont des merveilles inexprimables, d’un dessin inouï d’imaginative et d’une incroyable orgie de tons, où les poudres de bronze et d’étain luttent contre les vernis rouges et verts et les laques brunes aux plus chauds reflets. — Les saillies miroitent et étincellent, et, nu milieu des éblouissantes arabesques cuivrées, mordorées ou vernissées, se déroulent des rondes fantastiques d’animaux, des envolées d’ibis et d’oiseaux bizarres, des guirlandes de fleurs et de fruits d’une extraordinaire exécution et d’un fini superbe. On recouvre avec ces cuirs inimitables tous les ouvrages de littérature fantaisiste et colorée, les Théophile Gautier, les Méry, les de Goncourt, les Maupassant, les livres d’art et les romans qui planent dans le bleu de l’Idéal ; pour les volumes d’un style plus sobre, il est possible d’employer les cuirs monochromes, gaufrés, d’un ton mat ou luisant, des imitations de peau de chagrin , des papiers à empreintes granulées, des peaux couvertes d’une impression à dessins étranges et même des crépons distendus, rutilants de couleur et de vie. Les soies japonaises trouvent fort bien leur emploi ; elles sont le plus souvent dans les notes douces et d’une harmonie de tissu qui convient on ne peut mieux aux légers cartonnages, — quelques amateurs y ajoutent sur les plats une ou deux de ces mignonnes appliques de bronze japonais représentant des bestioles, des oiseaux ou des gnomes. C’est d’un effet exquis et d’un bon goût absolu. qu’un amateur bien doué, sous le rapport de l’œil et du sentiment de la couleur, peut aussi se pro- curer à peu de frais. Je ne saurais m’étendre sur ce point ; la reproduction seule par les procédés les plus compliqués pourrait donner une idée de ces jolies choses, et en dépit des phrases les plus ruisselantes d’inouïsme, je ne parviendrais certes point ici à gagner le lecteur à mes idées aussi complètement que je le désirerais. Je prêche donc le mépris du convenu, l’indépendance de la manière, la personnalité extérieure et tangible de la bibliothèque de chaque amateur, l’originalité sur toutes les coutures du livre. La Reliure moderne doit être expressive, riante, chaude et bigarrée, extravagante même ; il la faut telle à nos yeux assoiffés de couleur et anémiés par le jansénisme des modes et les grisailles à la détrempe de ce temps sans reliefs ; nos demeures laborieuses demandent à être vivifiées par le chatoiement et la vivacité des nuances et par le soleil des ors ou les reflets lunaires de la platine; les Livres, nos chers et meilleurs amis, nos compagnons les plus sûrs, qui nous soustraient aux soucis d’existence et aux heures mélancolieuses, doivent être vêtus en princes d’Orient, comme des rois mages de l’idée, comme les grands prêtres des visions de l’âme; nous devons les soustraire, ces anti-bourgeois, à l’embourgeoisement du costume et aux lamentables confections chagrinées qui pullulent de toutes parts. Que nos bibliothèques brillent donc comme des météores de la pensée, que tous les tons de l’arc-en-ciel y fusionnent dans un passage adouci des demi-teintes jusqu’aux plus orgueilleuses colorations. — Ne craignons point d’y apporter de l’exagération ; parfumons-les même de senteurs et d’essences délicates ; il n’est point de passion véhémente qui n’ait son grain de folie et pas de folies qu’on ne pardonne aux profonds amoureux. Telle sera la conclusion de ces incohérentes causeries. — Puissé-je avoir convaincu quelques-uns et séduit le plus grand nombre ! Je le souhaite, sans oser trop vivement l’espérer. — C’est à mes très précieux lecteurs qu’il convient de répondre." (pp. 428-431).

    Le lecteur moderne tranchera, en effet !

    Cartonnage en papier-cuir japonais par Amand pour Octave Uzanne
    (premier plat)


    Nous avons eu la chance de retrouver un exemplaire Octave Uzanne du Calendrier de Vénus (Paris, Edouard Rouveyre, 1880). Ce volume porte l'ex libris gravé de l'auteur ainsi que deux notes manuscrites autographes à l'encre rouge. La première note se trouve sur le feuillet de garde blanc qui précède la couverture imprimée conservée. On peut lire : Exemplaire sur Japon, relié en cuir japonais sur mes indications et fournitures par Amand. 24 juillet 1880. Signé Octave Uzanne. Outre la couverture en couleurs de Daniel Vierge gravée par Marius Perret, Octave Uzanne a fait relier une épreuve unique fournie par Gillot et tirée par Daniel Vierge lui-même et signée à la main par Daniel Vierge. La note est signée Octave Uzanne. L'exemplaire est tiré sur Japon ancien et il possède un faux-titre spécial avec imprimé exemplaire n° et inscrit à la plume : de M. Uzanne (de la main d'Edouard Rouveyre). D'après la justification du tirage il y a eu seulement 10 exemplaires sur Japon (ancien). Soit le plus faible tirage après 4 exemplaires sur parchemin, et avant 16 exemplaires sur papier de Chine, 20 exemplaires sur Renage et 50 exemplaires sur Whatman. L'exemplaire en question peut être considéré comme un petit miraculé de Bibliopolis ! Déniché aux USA, dans un état proche de l'Ohio ... (Cf. Isabelle Adjani pour les incultes) ... les plats du cartonnage bradel plein papier-cuir japonais étaient détachés. Le volume avait subi quelques légères mouillures (vicissitudes du temps ...) et il fallait restaurer tout cela dans l'esprit "Uzanne" après la lettre. Que faire ? le dos était manquant et je ne savais absolument pas à quoi il pouvait bien ressembler. Je suppose que le dos était fait de la même matière que les plats c'est-à-dire d'un papier-cuir japonais (fourni par Octave Uzanne comme il nous le dit lui-même). Ce papier d'un motif jamais rencontré jusque là est composé de feuillages et de fruits le tout dans un camaïeu de doré-bronze. Le décor des plats est parfaitement conservé. Nous avons fait le choix de ne pas réinterpréter la pensée d'Octave Uzanne sans savoir et demandé à notre restauratrice de faire un montage bradel en créant un dos rapporté en plein papier uni de papier japonais Lokta (ton caramel clair). Le dos reste donc muet. Les plats retrouvent alors toute leur importance. Ce volume ne se trouvait curieusement pas dans le catalogue de la première vente Uzanne de mars 1894. Un autre exemplaire sous le n°422 relié par Champs en demi-rel. mar. citron avaient des gardes de papier japonais. Voir les photos ci-dessus et ci-dessous pour notre exemplaire restauré.

    Cartonnage en papier-cuir japonais par Amand pour Octave Uzanne
    (second plat)


    Ces reliures japonisantes faisaient le régal du jeune Uzanne, 29 ans au moment où il confie au relieur Amand l'exécution de cette reliure et d'autres encore. Qui a dit que la jeunesse et la bibliophile n'allaient pas de paire ? Quoi qu'il en soit il faut reconnaître à Octave Uzanne cette envie de nous transmettre ce goût pour l'Asiatique livresque. Ne se qualifiait-il pas lui-même dans un envoi autographe au Toqué (Charles Cousin) d'Archi-Japonais ? Personnellement j'adhère complètement. Édouard Rouveyre, Edmond de Goncourt ou Philippe Burty pour ne citer qu'eux à l'époque ont également suivi le même chemin d'art.

    Ce petit billet voulant servir de mémorandum pour les temps futurs pour les bibliophiles qui seraient sensibles aujourd'hui ou demain à ce type de reliures. Qu'ils se sentent libres de m'envoyer des photographies de leurs exemplaires ou de ceux qu'ils auraient pu rencontrer, le tout accompagné d'un minimum d'informations bibliographiques.

    A bientôt
    Bertrand Bibliomane moderne



    Cartonnage en papier-cuir japonais par Amand pour Octave Uzanne
    (doublure de papier pailleté doré fait main)


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    Je voudrais vous présenter brièvement un petit ouvrage trouvé un jour par hasard dans une boite de bouquiniste en revenant de Nantes, ouvrage que vous chercheriez vainement à la BNF ou dans d’autres institutions et que les catalogues de haute bibliophilie qualifieraient de ‘’rareté jamais passée en vente publique’’. Je n’en ai retrouvé qu’un seul exemplaire conservé à la Bibliothèque Municipale de Nantes. Le catalogue mentionne ‘Cette pièce, donnée à la Bibliothèque par M. Dugast-Matifeux, est très-rare’’. Il a pour titre ‘’Explication historique et littérale d’une inscription ancienne conservée à Nantes’’.


    Fig.1 Page de titre.

    Fig.2 Avertissement de l’imprimeur.

    Fig.3 Notes d’un bibliophile.

    Pour goûter l’intérêt de l’ouvrage, il faut revenir un peu en arrière : Nous sommes en 1580, à Nantes, au pied des remparts, des ouvriers payés au lance-pierre déblayent les douves et y trouvent une pierre gravée issue de la démolition de la porte Saint-Pierre. (Cette triple coïncidence est un mystère non résolu jusqu’ici).
    A une autre époque ladite pierre aurait fini à la décharge ou débitée comme matériau de construction mais en 1580 la mode est aux antiques et les amateurs éclairés recherchent des preuves de l’antiquité de la ville. Or justement, Nantes ne possède que très peu de témoignage de sa période romaine et l’inscription sur la pierre pourrait donner des indications sur son histoire. Elle fut donc transportée dans la cour de l’Hôtel de Ville à la demande de Pierre de Biré  puis incorporée en 1623 dans une galerie neuve où Dubuisson-Aubenay la voit et la décrit en 1632 : ‘’M. de Cornullier, chargé de la direction des bâtiments publics en qualité de Trésorier de France & grand Voyer, fit placer ce Marbre dans la Galerie neuve construite par ses soins en 1606. Où il se voit à présent.’’ (1) Je ne suis pas allé voir mais la pierre y serait toujours et son fac-similé au Musée Dobré.

    La relation de la découverte de 1580 ne sera publiée qu’en 1636, par l’oratorien Pierre Berthault (2) puis en 1636-1637 par Albert le Grand de Morlaix et par Biré de la Doucinière (3). Sa traduction a fait ensuite l’objet de débats passionnés puisqu’en 1808, Pierre-Nicolas Fournier recensait déjà 32 publications traitant du sujet dont celle publiée en 1723 par Nicolas Verger, imprimeur à Nantes, présentée ici.

    A priori, le texte est court et facile à lire : NUMINIBUS (rien à voir avec la Ratp) AVGG DEO VOLIANO, M GEMELLUS SECUNDUS. ET C. SEPTIMIUS FLORVS ACTORUM VICANORUM PORTENS. TRIBVNAL C. M. LOCIS EX STIPE CONLATA POSVERVNT.


    Fig.4 Reproduction de l’inscription

    Fig.5 Traduction de l’inscription.

    Fig.6 Les Preuves de l’Histoire de Bretagne par Dom Lobineau.
    Pourtant la traduction de l’inscription latine a fait l’objet de multiples interprétations et de savantes polémiques. Pierre de fondation d’un tribunal ou autel dédié aux dieux, les débats étaient vifs dans les années 1720 entre Moreau de Mautour et Nicolas Travers et je ne suis pas certain que les continuateurs modernes comme Y.  Maligorne et Yann le Bohec (2007 et 2011) n’aient définitivement clos le sujet.
    Dom Lobineau fait figurer l’inscription en tête de ses Preuves de l’Histoire de Bretagne (1715). Il ne nous donne pas de traduction littérale mais nous dit qu’il est à présumer que ce tribunal était le siège destiné à juger des affaires des marchands, autrement dit le siège du consulat. Les 2 lettres CM signifieraient apparemment communi moneta ce qui suggère une souscription publique pour l’érection du tribunal mais ‘’ la construction de Locis est assez difficile à debroüiller car il ne paraist pas à ceux qui ont vû l’original qu’il y ait eu rien d’efacé’’. Bref il lui semble assez évident que cette inscription est relative à la fondation d’un tribunal et non à un autel malgré la dédicace aux empereurs et au Dieu Volianus, identifié comme étant l’appellation locale de Vulcain.  

    L’auteur de notre ouvrage, rédigé 6 ans après la publication de Lobineau, est un prêtre du diocèse de Nantes qui a préféré garder prudemment l’anonymat (mais qui est très probablement Nicolas Travers) (4). Il se livre à une étude approfondie du texte, en analysant syntaxe et grammaire. L’imprimeur, Nicolas Verger, déclare dans un avertissement liminaire que l’Explication qu’il donne aujourd’hui de l’inscription de Nantes est nouvelle et différentes de celle qu’il imprima l’an passé. Je n’ai pas trouvé trace dans les bibliothèques publiques d’une édition antérieure de ce texte de 1723. En revanche il a été réédité  en 1749 par le père P-N Desmolets, comme le fait remarquer une note manuscrite sur la page de titre, heureusement conservée par le bibliophile bourguignon Henri Joliet, au moment de la reliure : ‘’cette pièce est imprimée mais avec plusieurs différences dans les mémoires de P-N. Desmolets, tome V, partie 1, p.60’’.


    Fig.7 Reliure

    Fig.8 Ex-libris

    Je ne vais pas reprendre toute la polémique. Notre prêtre nantais commence assez brutalement son introduction en déclarant  que toutes les interprétations précédant la sienne ne sont qu’un tissu d’inepties : ‘’Cette inscription rapportée par le Père Bertault de l’Oratoire, Gruter, Albert le Grand de Morlaix, D. Lobineau, Mr Maureau, etc n’est exact en aucun imprimé’’.  Pas de langue de bois ou de politiquement correct en ce temps-là ! Il conclue ses explications de texte par la traduction de l’inscription : ‘Aux dieux des Empereur, sous le bon plaisir du dieu Janus, M. Gemelius Secundus et C.Sedatius Florus ont bâti dans la place du commerce le tribunal des affaires des habitans du port, de l’argent que les habitans ont contribué’’.


    Amusant de noter les substantielles différences avec Lobineau. Ainsi,  par exemple, le Dieu Vulcain chez Lobineau  devient « au bon plaisir du Dieu Janus » chez notre Anonyme parce qu’il découpe le mot Voliano en Vol(ente) Ianus. De son coté Lobineau lit ‘’Communi Moneta’’ là où il fallait lire tout simplement ‘’Cum’’.


    Mais ce qui est plus amusant encore c’est de constater que les mots Tribunal et Loci dont la difficulté fut relevée par Dom Lobineau entraînent encore des échanges vifs 300 ans après. Ainsi l’éminent Professeur à la Sorbonne Yann Le Bohec écrit-il dans un article de 2011 à propos d’un livre de son confrère Maligorne (5)(6) : ‘’ Ce dernier (Y. Maligorne), ignorant notre travail, dont il n’a eu connaissance qu’au dernier moment, s’en est débarrassé en moins de trente lignes placées dans un appendice, en constatant que les points de désaccord sont nombreux…. Il se peut que notre argumentation, quand elle visait à définir plusieurs termes d’architecture mentionnés par ces textes, ait été trop rapidement présentée ; il faut donc la reprendre, manifester davantage de pédagogie, apporter quelques précisions et surtout montrer comment procéder pour définir les mots employés par l’épigraphie latine.’’ Et toc !


    Il est vrai que l’épigraphie latine a fait beaucoup de progrès depuis l’époque de notre Anonyme et qu'aujourd’hui toutes les inscriptions trouvées dans les fouilles sont regroupées dans des Thésaurus qui permettent de replacer les mots des inscriptions dans un contexte archéologique. 


    Le Professeur Le Bohec nous dit que le mot tribunal a donné matière à bien des erreurs. On a cru jadis qu’il désignait une salle d’audience pour l’exercice de la justice, comme nos modernes tribunaux. Mais, aussi étonnant que le fait puisse paraître, les Romains n’ont jamais construit de bâtiments qui remplissaient cette fonction; pour cela, ils utilisaient les forums et les basiliques de leurs villes. En réalité, le latin tribunal est un faux ami; il désigne « une tribune ».


    Ainsi, la traduction la plus plausible, compte tenu de nos connaissances actuelles, est la suivante :’’Numinib(us) Augustor(um), | deo Volcano. | M. Gemel(lius) Secundus et C. Sedat(ius) Florus, actor(es) | uicanor(um) Portens(ium), tribunal c(u)m | locis, ex stipe conlata, posuerunt, c’est-à-dire : Aux Numina des Augustes, au dieu Vulcain. Marcus Gemellius Secundus et Caius Sedatius Florus, secrétaires de l’administration du bourg portuaire, après avoir fait une quête, ont fait placer une tribune avec des emplacements’’.


    Autrement dit dans un campus religieux, Marcus Gemellius Secundus et Caius Sedatius Florus ont fait graver une dédicace aux dieux pour indiquer qu’ils avaient fait construire en leur honneur une estrade comportant plusieurs emplacements (loci) sans doute destinés à recevoir les statues de culte.


    Les auteurs de ce type de textes, qui écrivaient pour des lecteurs qui savaient de quoi il était question puisqu’ils avaient l’ouvrage sous les yeux, n’éprouvaient pas toujours le besoin d’être explicites.


    A noter que le recueil et toute cette histoire avaient intéressé un bibliophile bourguignon, amateur de curiosités historiques locales. Il a laissé dans le livre son ex-libris au chiffre CBMHI (Henri Joliet) avec sa devise "Plus penser que dire" que le Bibliomane Moderne et le Bibliophile Rhemus ont su identifier au premier coup d’œil. Que ces éminents collègues en soit remerciés !

    Bonne Journée

    Textor


    (1) P.B. Moreau de MautourExtrait de l’explication historique, d’une inscription antique 

    (2) Pierre BerthaultDe ara liber singularis, Nantes, Doriou, 1636.

    (3) Biré de La Doucinière, Épimasie ou relation d’Aletin le Martyr, concernant l’origine, l’antiquité, noblesse et saincteté de la Bretaigne Armorique et particulièrement des villes de Nantes et Rennes, Nantes, Doriou, 1637.

    (4) Plusieurs opuscules, l’une sur les monnaies de Bretagne, une autre sur les évêques de Nantes, sont identifiés par Barbier et Quérard comme étant de N. Travers alors qu’il est simplement mentionné ‘’par M******, prêtre du diocèse de Nantes.’’ Notre ouvrage semble avoir échappé au recensement de la BNF sur les œuvres de N.Travers, et pour cause, il ne figure pas à leur catalogue.

    (5) Yann le BohecDe Nantes à Munich et de l’archéologie à l’épigraphie : questions de méthodologie(2011) Latomus, Revue et collection d'études latines et L’architecture à Nantes sous le Haut-Empire romain in Aere perennius, Hommage à Hubert Zehnacker, édit. J. Champeaux et M. Chassignet, Paris, 2006, p. 227-246.

    (6) Y. Maligorne, L’architecture romaine dans l’Ouest de la Gaule, Rennes, 2007.






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    J'ai trouvé cette gravure ancienne très sympathique et très dans le thème du Bibliomane. On y brûle des livres ... encore qu'ici on ne les brûle pas, on se consume pour eux ! La nuance est de taille je vous l'accorde. Alors ?


    Frontispice ? Gravure ?

    Quelle époque ? Quel ouvrage ?

    Répondez en commentaire.

    Bonne chasse !


    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne

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    Répondez en commentaire

    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne


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    Les bibliophiles connaissent, à peu près tous, l'existence de la librairie Morgand-Fatout et surtout la publication de ses bulletins, regroupant des dizaines de milliers de livres plus ou moins choisis (plutôt plus que moins d'ailleurs).

    J'ai en main actuellement 3 ouvrages ayant la même particularité : une note au crayon, deux de la même main, sur la première garde blanche, placée à gauche, au milieu en hauteur.


    Pour le troisième livre, qui n'est pas en photo ici, j'avais déjà tout le pedigree depuis les années 1880 jusqu'aux années 1930 à peu près : 3 collections et Morgand-Fatout. La note était pour moi écrite autour de 1900 donc par un des quatre, et ne correspondait bien entendu pas au numéro du livre dans le bulletin.

    Quand j'ai vu le livre avec la note 33178, de la même main dans mes souvenirs, j'ai repris mon premier livre qui l'a confirmé et j'ai donc cherché ce livre dans 2 des 3 catalogues de collections (je n'ai pas le troisième) avant de me jeter dans le fichier pdf énorme que représente tous les bulletins de la librairie (numérisé par les soins de Bertrand et que de nombreux bibliophiles et libraires utilisent). Et je suis donc tombé sur le numéro 26613, que vous pourrez donc aisément retrouver : 


    De la même manière pour le second livre avec la note 5614 qui correspond au numéro 15544 :


    Il n'y a donc aucun rapport entre le numéro écrit sur le livre et le numéro d'ordre dans les bulletins.

    Voilà donc un petit mystère de résolu. Si vous avez dans vos bibliothèques ou stocks de librairies des livres avec ce type de note, regardez donc dans les bulletins de la librairie Morgand-Fatout, vous les y retrouverez probablement!

    Benoît

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    "C'est la première fois qu'une vente est dédiée à Alfred de Vigny. Les pièces proposées sont exceptionnelles à la fois par leur provenance et leur qualité "

    Guillaume Romaneix, Spécialiste Livres et Manuscrits, Artcurial

    Paris - ARTCURIAL vendra le 15 novembre 2016 la collection Alfred de VIGNY constituée d'un important ensemble de manuscrits et souvenirs de l'homme de  lettres.

    Alfred de VIGNY (1797-1863), poète, romancier et auteur dramatique fut l'une des figures les plus marquantes du romantisme en France.

    La collection provient des héritiers de la légataire universelle d'Alfred de VIGNY qui était la fille de Virginie ANCELOT (1792- 1875), écrivain et peintre.

    La correspondance, très abondante, évoque les liens qui unissaient l'homme de lettres à Adèle et Victor HUGO dont il était très proche, mais aussi à Marie d'AGOULT, Hans Christian ANDERSEN, Honoré de BALZAC, Jules BARBEY d'AUREVILLY, Hector BERLIOZ, Auguste BRIZEUX, François BULOZ, Marceline DESBORDES-VALMORE, Marie DORVAL, Alexandre DUMAS, Delphine de GIRARDIN, Alphonse de LAMARTINE,  Adam MICKIEWICZ, Alfred d'ORSAY, Franz LISZT ou Charles-Augustin SAINTE-BEUVE, Abel-François VILLEMAIN... Certaines lettres estimées 1 200 - 1 500€

    Suivent de très nombreux manuscrits littéraires - brouillons et manuscrits originaux de poèmes, dont celui de La Mort du Loup (estimé 4 000 - 5 000€), de fragments d'œuvres,ainsi que des agendas et documents divers, éclairant notamment la vie quotidienne de VIGNY dont une correspondance avec son épouse Lydia et une avec sa mère.

     Un album de photos inédites de Gustave LE GRAY, une lettre autographe signée de Thomas JEFFERSON (estimée 8 000 - 10 000€), un portrait et une aquarelle de Tony JOHANNOT, des aquarelles d'Eugène DELACROIX, des tableaux et quelques pièces de mobilier complètent cet ensemble.

    146 LOTS SERONT PRÉSENTÉS PARMI LESQUELS :

    - Lot 141 - Photographies de Gustave Le Gray. Album rassemblant plusieurs clichés inédits de l'artiste. Estimation 120 000 - 150 000 €. Lien photos de l'album de Gustave Le Gray      - Lot 43 - L'Album Amicorum d'Alfred et de Lydia de VIGNY. L'un des plus prestigieux albums romantiques connus à ce jour. Ce superbe objet est introduit par une miniature représentant Alfred de Vigny en buste, réalisée par Mansion en 1825.  Il se compose de 58 feuillets, témoignages, vers, aphorismes, et dessins des plus grands esprits et talents de l'époque - écrivains, artistes, musiciens. Citons, entre bien d'autres, BERLIOZ, LOUIS BOULANGER, CHATEAUBRIAND, DELACROIX, DUMAS, HUGO, LAMARTINE, LISZT, MUSSET… Estimation 80 000 - 100 000 € - Lien photos de l'album Amicorum





    - Lot 18 - Plus de 1000 lettres écrites à Alfred de Vigny par divers correspondants illustres de 1821 à 1863 et plus de 200 brouillons et minutes autographes de lettres, écrites par le poète. Estimation : 40 000 - 50 000€

     - Lots 47 et 48 - Deux œuvres à l’aquarelle d'Eugène DELACROIX. Projets de costumes pour une pièce de Victor Hugo. Estimation : 10 000 - 15 000 € chacune. Lien photos des deux aquarelles             - Lot 42 - Bracelet en or offert par VIGNY à Lydia, son épouse anglaise, où il fit monter son portrait, une fine miniature très probablement due à Mansion. Il y est représenté entre les fleurs de lys françaises et les lions anglais, signifiant le rapprochement des deux nations que symbolisait son mariage. Estimation : 6 000 - 8 000 €. Lien photo du bracelet

    Pré-exposition (collection réduite) au rez-de-chaussée d'Artcurial jusqu'au Samedi 5 Novembre. Accès libre de 10h00 à 18h00.

    Exposition de tous les lots du Jeudi 10 au Lundi 14 Novembre 2016 de 11h00 à 18h00. Vente Mardi 15 Novembre à 14h30 ARTCURIAL 7 Rond-Point des Champs Elysées 75008 PARIS

    Lien du catalogue : Catalogue Collection Alfred de Vigny  Visuels libres de droits - Copyright Artcurial.

    Contacts Presse : Armelle Maquin / AM Communication armelle.maquin@wanadoo.fr
    +33 6 11 70 44 74 - 33 1 43 14 05 69
    Marie Laurence de Rochefort mlderochefort@yahoo.fr
     +33 6 60 61 88 07 - 33 1 42 88 40 43

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    - Lot n°190 : BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Jacques-Henri. Paul et Virginie. Lausanne, Chez J. Mourer, 1788. Estimation 1.500/2.500
    - Lot n° 191 : BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Jacques-Henri. Paul et Virginie. Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, 1789. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 194 : GOETHE, Johann Wolfgang von. Goethe’s Schriften. Leipzig, Georg Joachim Göschen, 1787-1790. Estimation 6.000/8.000
    - Lot n° 195 : GOETHE, Johann Wolfgang von. Erwin und Elmire. Ein Singspiel. Ächte Ausgabe. Leipzig, Georg Joachim Göschen, 1788. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 196 : GOETHE, Johann Wolfgang von. Faust. Ein Fragment. Ächte Ausgabe. Leipzig, Georg Joachim Göschen, 1790. Estimation 10.000/15.000
    - Lot n° 197 : GOETHE, Johann Wolfgang von. Les Affinités électives. Paris, S. C. L’Huillier, 1810. Estimation 6.000/8.000
    - Lot n° 199 : GOETHE, Johann Wolfgang von Wilhelm Meisters Wanderjahre oder die Entsagenden. Stuttgart und Tübingen, Cotta, 1821. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 200 : GOETHE, Johann Wolfgang ; Johann Peter ECKERMANN Gespräche mit Goethe in den letzten Jahren seines Lebens. 1823-1832 Estimation 4.000/6.000
    - Lot n° 222 : ANDERSEN, Hans Christian. Nye eventyr og historier af H. C. Andersen. [Nouveaux contes et histoires]. Copenhague, Reitzels, 1858-1872. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 224 : ARNIM, Ludwig Achim von & Clemens BRENTANO. Des Knaben Wunderhorn. Alte Deutsche Lieder [Le Cor merveilleux de l’enfant, vieilles chansons allemandes]. Heidelberg, J.C.B. Mohr, et Francfort, J.G. Zimmer, [1805]-1808. Lot sans estimation (?)
    - Lot n° 225 : BALZAC, Honoré de. Scènes de la vie privée, publiées par M. Balzac, auteur du Dernier Chouan, ou la Bretagne en 1800. Paris, Mame et Delaunay-Vallée, Levavasseur, 1830. Estimation 15.000/20.000
    - Lot n° 226 : BALZAC, Honoré de, Alexandre DUMAS, Alexandre DUMAS fils & George SAND. [Collection d’ouvrages provenant du cabinet de lecture de la duchesse de Berry au château de Brunnsee en Styrie, Autriche.] Paris ou Bruxelles, 1832-1857. 17 titres en 26… Estimation 60.000/80.000
    - Lot n° 227 : BALZAC, Honoré de. Scènes de la vie de province, premier volume. [Eugénie Grandet.] Paris, Madame Charles Béchet, 1834. Estimation 20.000/30.000
    - Lot n° 228 : BALZAC, Honoré de. Le Père Goriot. Histoire parisienne. Paris, Librairie de Werdet, Spachmann, éditeur, 1835. Estimation 8.000/12.000
    - Lot n° 229 : BALZAC, Honoré de. Le Livre mystique. Les Proscrits. Histoire intellectuelle de Louis Lambert [...] Séraphita. Paris, Werdet, 1835. Estimation 6.000/8000
    - Lot n° 249 : CONSTANT, Benjamin Adolphe; anecdote trouvée dans les papiers d’un inconnu, et publiée par M. Benjamin de Constant. Londres, Colburn, Paris, Tröttel et Wurtz, 1816. Estimation 10.000/15.000
    - Lot n° 252 : CUSTINE, Astolphe de Mémoires et Voyages, ou Lettres écrites à diverses époques, pendant des courses en Suisse, en Calabre, en Angleterre, et en Ecosse. Paris, Alex. Vezard, Le Normant père, 1830. Estimation 3.000/4.000
    - Lot n° 259 : FOURIER, Charles Le Nouveau monde industriel et sociétaire, ou Invention du procédé d’industrie attrayante et naturelle, distribuée en séries passionnées. Paris, Bossange Père et Mongie Aîné, 1829-1830. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 260 : GAUTIER, Théophile Mademoiselle de Maupin. Double amour. Paris, Eugène Renduel, 1835-1836. Estimation 6.000/8.000
    - Lot n° 261 : GAUTIER, Théophile Émaux et Camées. Paris, Eugène Didier, 1852. Estimation 1.000/1.500
    - Lot n° 263 : GAUTIER, Théophile Italia. Paris, Victor Lecou, 1852. Estimation 600/800
    - Lot n° 264 : GAUTIER, Théophile L’Art moderne. Paris, Michel Lévy, 1856. Estimation 4.000/5.000
    - Lot n° 282 : HUGO, Victor. Les Chants du crépuscule. Paris, Eugène Renduel, 1835. Estimation 4.000/6.000
    - Lot n° 285 : HUGO, Victor. Les Misérables. Paris, Pagnerre, 1862. Estimation 10.000/15.000
    - Lot n° 287 : HUGO, Victor. Les Travailleurs de la mer. Paris, Librairie Internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1866. Estimation 3.000/4.000
    - Lot n° 294 : JOUBERT, Joseph. Recueil des pensées. Paris, Le Normant, 1838. Estimation 2.000/3.000 Lot n° 296 : KIERKEGAARD, Søren Aabye. Af en endnu Levendes Papirer, udgivet mod hans Villie [Extrait des papiers d’une personne encore vivante, publié contre sa volonté].Copenhague, C.A. Reitzel, 1838. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 297 : KIERKEGAARD, Søren Aabye. Om Begrebet Ironi med stadigt Hensyn til Socrates [Sur le concept d’ironie en référence à Socrate]. Copenhague, P.G. Philipsens, 1841. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 298 : [KIERKEGAARD, Søren Aabye.] Enten – Eller [Ou bien… ou bien]. Et livs-fragment udgivet af Victor Eremita. Copenhague, C. A. Reitzel, 1843. Estimation 6.000/8.000
    - Lot n° 302 : LEOPARDI, Giacomo. Operette morali. Milano, Ant. Fort. Stella e Figli, 1827. Estimation 4.000/6.000
    - Lot n° 304 : [MÉRIMÉE, Prosper.] Théâtre de Clara Gazul, comédienne espagnole. Paris, A. Sautelet et Cie, 1825. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 305 : MÉRIMÉE, Prosper. Carmen. Paris, Michel Lévy, 1846. Estimation 6.000/8.000
    - Lot n° 307 : MUSSET, Alfred de. Contes d’Espagne et d’Italie. Paris, A. Levavasseur et Urbain Canel, 1830. Estimation 15.000/20.000
    - Lot n° 308 : MUSSET, Alfred de. La Confession d’un enfant du siècle. Paris, Félix Bonnaire, 1836. 20.000/30.000
    - Lot n° 309 : [NERVAL, Gérard de.] Complainte sur la mort de haut et puissant seigneur le Droit d’Aînesse. Par Cadet Roussel, et une Société de Publicistes, Jurisconsultes et Gens de lettres. Paris, Touquet, 1826. Estimation 3.000/4.000
    - Lot n° 311 : [NERVAL, Gérard de.] Johann Wolfgang von GOETHE. Faust, tragédie de Goëthe : nouvelle traduction complète, en prose et en vers, par Gérard. Deuxième édition. Paris, Mme Ve Dondey-Dupré, 1835. Estimation 10.000/15.000
    - Lot n° 312 : [NERVAL, Gérard de.] Jacques CAZOTTE. Le Diable amoureux. Roman fantastique [...] précédé de sa vie, de son procès, et de ses prophéties et révélations par Gérard de Nerval. Paris, Léon Ganivet, 1845. Estimation 20.000/30.000
    - Lot n° 327 : [SCHOPENHAUER, Arthur.] Kan Menneskets frie Villie bevises af dets Selvbevidsthed ? [Le libre arbitre peut-il être démontré par le témoignage de la conscience de soi ?]. Trondhjem, Tonnes Andreas Hoeg, 1840. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 329 : SHELLEY, Percy Bysshe. Alastor; or, the Spirit of Solitude: and other Poems. London, Baldwin, Cradock, and Joy, Carpenter and Son, 1816. Estimation 3.000/4.000
    - Lot n° 334 : STENDHAL, Henri Beyle, dit. Vie de Rossini. Paris, Auguste Boulland et Cie, 1824. Estimation 2.000/3.000 Lot n° 338 : [STENDHAL, Henri Beyle, dit.] Armance, ou Quelques scènes d’un salon de Paris en 1827. Paris, Urbain Canel, 1827. Estimation 15.000/20.000
    - Lot n° 340 : STENDHAL, Henri Beyle, dit. Promenades dans Rome. Paris, Delaunay, 1829. 2 tomes reliés en 3 volumes in-8 [sur 4] interfoliés de grandes feuilles de papier vergé vert d’eau de format in-4 (275 x 189 mm) ; demi-basane brune à coins, dos lisses ornés, pièces de titre vertes portant la mention “PROMENADES NOUVELLE EDITION” en lettres dorées … Estimation 100.000/150.000
    - Lot n° 346 : VIGNY, Alfred de. Les Consultations du Docteur-Noir. Stello ou les Diables bleus (Blue Devils). Première consultation. Paris, Librairie de Charles Gosselin, Eugène Renduel, 1832. Estimation 4.000/6.000
    - Lot n° 348 : VIGNY, Alfred de. Servitude et Grandeur militaires. Paris, Félix Bonnaire, Victor Magen, 1835. Estimation 6.000/8.000
    - Lot n° 350 : [FLAUBERT]. Portrait de Gustave Flaubert. Vers 1845. Huile sur toile de forme ovale (455 x 360 mm). Estimation 80.000/120.000
    - Lot n° 356 : FLAUBERT, Gustave. Salammbô. Paris, Michel Lévy frères, 1863. Estimation 60.000/80.000
    - Lot n° 358 : [FLAUBERT]. DELATTRE, Eugène. Devoirs du suffrage universel, suivi du texte de la loi électorale. Paris, Pagnerre, 1863. Estimation 3.000/5.000
    - Lot n° 359 : [FLAUBERT]. GONCOURT, Edmond & Jules de. Germinie Lacerteux. Paris, Charpentier, 1864. Estimation 10.000/15.000
    - Lot n° 362 : FLAUBERT, Gustave. La Tentation de saint Antoine. Paris, Charpentier & Cie, 1874. Estimation 80.000/120.000
    - Lot n° 366 : [FLAUBERT]. POUCHET, Georges. Des changements de coloration sous l’influence des nerfs. Avec planches en couleur. Paris, Germer Baillière, 1876. Estimation 2.000/3.000
    - Lot n° 372 : FLAUBERT, Gustave. Par les champs et par les grèves (Voyage en Bretagne). Accompagné de mélanges et fragments inédits. Paris, G. Charpentier et Cie, 1886. Estimation 6.000/8.000

    Soit 49 lots invendus sur 169 lots mis en vente selont les informations prises auprès du site www.bibliorare.com. Soit 29% d'invendus environ.

    L'ensemble des résultats est disponible en ligne ICI.

    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne

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    Suivre ce lien : http://www.ropslettres.be/

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    C’est un ouvrage qui ne paye pas de mine : un simple in-octavo dans une reliure en parchemin à recouvrement, avec les attaches de deux lacets, un dos à cinq nerfs apparents, avec le titre de l’ouvrage écrit à l’encre brune en lettres minuscules (plus très visible) au haut de la coiffe supérieure, et repris également à la plume mais d’une autre main sur le deuxième caisson, donc une présentation finalement assez habituelle pour ce type d’ouvrage du 16ème siècle.


    Il s’agit de l’Histoire des Expéditions d’Alexandre le Grand, de Flavius Arrianus, éditée en 1535 à Venise par Vittore Trincavelli chez l’imprimeur Bartolomeo Zanetti. C’est l’editio princeps en grec, elle est accompagnée d’une préface du célèbre humaniste vénitien Egnazio, helléniste distingué, élève d’Ange Politien, compagnon d’Erasme en 1508 à l’académie aldine. Son titre en grec est :

    ARRIANOUperialexandrouanabasews

    ce qui signifie « L’anabase d’Alexandre ».

    Il porte sur la page de titre l’ex-libris manuscrit de l’humaniste Claude Dupuy (1545-1594), Claudius Puteanus en latin.


    La première édition imprimée de ce texte en latin, avait paru en 1508 chez l’imprimeur Jérôme de Soncino à Pisauri (près de Milan). Pour réaliser cette édition grecque, Trincavelli est parti de différents manuscrits, dont au moins un codex grec provenant de la bibliothèque que le cardinal Bessarion avait légué à la ville de Venise, et qui était alors accessible depuis peu aux humanistes. Ces manuscrits sont aujourd’hui à la Bibl. Marciana.

    Son auteur, Arrien (Flavius Arrianus, né en Bythinie, Asie Mineure) vers 83 de notre ère, fut d‘abord un élève d’Epictète. C’est là, en Grèce, qu’il se lia avec le futur empereur Hadrien. Il poursuivit ensuite une carrière militaire et administrative dans l’Empire Romain, devenant notamment proconsul en Bétique (Espagne), puis gouverneur en Cappadoce. Il se retira ensuite à Athènes en 138 à la mort d’Hadrien pour se consacrer à l’écriture. Comme l’écrit Joel Schmidt   dans l’Encycl. Universalis, « il est un des plus illustres penseurs de cette période de l'Empire romain, marquée en politique par la dynastie des Antonins et, dans le domaine de la culture, par une curiosité cosmopolite et un désir de connaissance universelle…. Il est également historien, influencé par Xenophon, admirable d'impartialité et d'esprit critique, comme en témoignent Les Expéditions d'Alexandre ».



    Hadrien (monnaie romaine)

    Avec « La vie d’Alexandre » de Plutarque, cet ouvrage, rédigé au IIe siècle à Athènes par Arrien, est pour beaucoup de spécialistes un des récits les plus fiables et objectifs dont on dispose concernant les conquêtes d’Alexandre le Grand, qui le conduisirent jusqu’au fleuve Indus. Nul doute que ce récit inspira beaucoup les hommes de la renaissance, au moment où s’ouvraient les frontières géographiques et culturelles, et où on recherchait à revenir aux sources des récits en langue grecque.



    Mosaïque de Pompéi (musée de Naples). Alexandre à la bataille d’Issos (333 av J.C.)


    Brunet nous indique qu’il s’agit d’une « Première et rare édition », dont un exemplaire fût vendu 7 florins 50c à la vente Crevenne. (Pour relativiser et à titre d’exemple, à la vente Crevenne, l’Anthologie de Planude (Laurent de Alopa), Venise 1494 - ouvrage infiniment plus précieux - se vendit 130 florins). Très récemment, le 27 octobre 2016 à Rome, lors d’une vente aux enchères organisée par la maison PhiloBiblon, un autre exemplaire de ce même ouvrage est parti au prix de marteau de 1300€ (la fourchette d’estimation était 500 – 1000 €). 


     Vittore Trincavelli


    Bartolomeo Zanetti, né vers 1487 à Castrezzato près de Brescia en Lombardie travailla d’abord comme assistant typographe et copiste de textes grecs chez Philippe Giunti à Florence. Après la mort de celui-ci, on perd sa trace pendant une dizaine d’années, jusqu’à ce qu’il s’établisse à Venise vers 1535. Là, associé au médecin/philologue/humaniste Trincavelli, il imprimera pour ce dernier un certain nombre d’excellents ouvrages d’histoire et de philosophie en langue grecque. Désormais, symbole de sa nouvelle appartenance à l’élite de l’imprimerie vénitienne, il signera, au colophon de ses ouvrages « Bartolomeo Casterzagense » (Bartolomeo, natif de Castrezzato), à l’instar des illustres Aldus Romanus, ou Erasmus Rosterodamus.

    Zanetti utilise pour ses éditions en association avec Vittore Trincavelli une marque d’imprimeur de qualité et de taille exceptionnelle. Celle-ci représente un putto, dans la manière de la statuaire antique (Bacchus et Hercule enfants), adossé au tronc coupé d’un vieil arbre, et se couronnant d’un rameau issu des rejets de la souche.


    Marque d’imprimeur Zanetti - Trincavelli

    Le texte qui encadre cette image peut se traduire de la façon suivante :

    Comme chacun, je dois débuter,
     Mais bientôt
    Avec l‘aide de Dieu
     Je deviendraii un homme

    Quelle plus belle allégorie de la Renaissance que cette souche dont les rejets sont recueillis par un bambino plein de promesses et qui symbolise cette éducation aux sources des auteurs classiques mais débarrassée des branches mortes du Moyen-Age, et qui lui permettra de devenir un parfait humaniste !
     

    Claude Dupuy


    Claude Dupuy (1545-1594) fut élève d’Adrien Turnèbe à Paris et se passionna très tôt pour la langue grecque. Ami de Cujas, il fut reçu avocat au parlement de Paris en 1566. Il voyagea en Italie, notamment à Bologne, Padoue, Florence, Rome et Venise où il collabora en 1570 avec Paul Manuce. A Padoue, il se lia d’amitié avec Gian Vincenzo Pinelli, le mentor de Galilée, et un des plus grands bibliophiles de l’époque (à sa mort en 1601 sa bibliothèque comportait 8500 volumes). La correspondance entre Pinelli et Dupuy a été publiée en 2001.

    En 1577 il épousa Claude Sanguin ( ?-1631) qui n’était autre que la nièce du Premier Président du Parlement de Paris, Christophe de Thou (le père du célèbre bibliophile JA de Thou). Ce mariage le propulsa dans l’élite parlementaire du temps, et associa sa famille à celle des de Thou dont un illustre membre (Jacques-Auguste) allait plus tard devenir Garde de la Librairie du Roi.

    Humaniste engagé, sa carrière de magistrat dans ces temps troublés des guerres de religion et de la Saint Barthélémy se déroula avec l’objectif de promouvoir la tolérance et d’éviter la guerre civile. La victoire de ce « parti des politiques » sera consacrée par l’entrée d’Henri IV à Paris le 22 mars 1594. Mais Claude Dupuy, malade, s’éteignit le 1er décembre de la même année à l’âge de 49 ans.

    Il laissait à sa mort une bibliothèque très importante comportant près de 2000 volumes, dont l’inventaire fut établi en 1595 par l’imprimeur-libraire Denis Duval (successeur d’André Wechel rue Jean de Beauvais). Instruit, curieux, savant en grec et en latin, nul doûte que son amitié avec Pinelli, le plus grand bibliophile de l’Italie du XVIème siècle l’ait encouragé à enrichir sa bibliothèque dont les premiers ouvrages provenaient probablement de son père mais qu’il avait déjà entrepris de compléter par nombre d’acquisitions à partir des années 1565.

    On sait aussi que, selon une pratique assez courante chez les humanistes de cette époque un certain nombre d’ouvrages et de manuscrits sont entrés dans sa bibliothèque après avoir été dérobés dans des couvents ou collèges, en particulier de l’abbaye Saint Victor (qui se situait à l‘emplacement de ce qui devint la Halle aux Vins, aujourd’hui la faculté de Jussieu dans le 5e arrdt. de Paris). Scaliger rapporte ainsi que « Monsieur du Puy a pris des MSS dans une abbaye tandis qu’on entretenoit le gardien ; il faisait jetter les livres par une fenestre, & il y avoit des gens prets pour les recevoir ».

    Madame Claude s’occupe de Thou

    Ses enfants étaient encore jeunes lors de son décès (l’ainé avait 14 ans), et jusqu’à leur majorité la bibliothèque fut conservée par sa veuve Claude Sanguin avec le souci constant d’en maintenir l’intégrité. En 1617, Jacques-Auguste de Thou s’éteignait en laissant par testament la tutelle de son immense bibliothèque à son cousin Pierre Dupuy et à son ami Nicolas Rigault (par ailleurs garde de la Bibliothèque du roi). La famille Dupuy s’installa alors rue des Poitevins dans l’hôtel de Thou, qui se trouva abriter alors à la fois la bibliothèque thuanienne, et la bibliothèque Dupuy. Cette dernière y restera jusqu’en 1645.

    Deux fils de Puteanus

    En 1631, au décès de leur mère, les deux frères Jacques et Pierre conservent la bibliothèque familiale, qui s’était considérablement agrandie pendant trente années de nouvelles acquisitions, comme le montre un nouvel inventaire fait à cette date.

     Jacques et Pierre Dupuy

    En 1645, les deux frères Dupuy rachètent à Nicolas Rigault la charge de gardes de la Bibliothèque du roi, et s’installent, ainsi que leur bibliothèque familiale, dans leur logement de fonction rue de la Harpe (où se trouvait alors la Bibliothèque du roi).

    En 1647, après en avoir terminé avec la rédaction du catalogue de la Bibliothèque du roi, les deux frères s’attelèrent à la préparation du catalogue de leur propre bibliothèque, qui comporte deux beaux volumes avec des notices pour chaque ouvrage.

    Soucieux de préserver l’intégrité de la bibliothèque humaniste créée par leur père, les deux frères souhaitaient la léguer au roi, mais à la condition notamment de pouvoir désigner leur successeur comme garde de la Bibliothèque royale. Après la mort de son frère Pierre en 1651, Jacques Dupuy pensait désigner comme son successeur leur ami Ismaël Boulliau (un proche de Gassendi et de Blaise Pascal), le grand mathématicien et astronome qui s’occupait depuis des années des livres du « cabinet Dupuy ». Ismaël Boulliau, lors de ses tournées en Italie, Allemagne, Hollande avait déjà été un grand pourvoyeur de livres pour les Dupuy.

     Ismaël Boulliau (1605-1694)

    Cependant en 1657, suite à des intrigues de Mazarin et de Colbert, la bibliothèque Dupuy (9000 imprimés, et 126 manuscrits) fut bien léguée à la Bibliothèque du roi, mais le garde désigné ne fut pas Ismaël Boulliau, mais Nicolas Colbert, le frère du ministre.

     Nicolas Colbert

    « Ainsi prit fin l’emprise de la famille de Thou sur la Bibliothèque, qui durait depuis 1593, et avec elle une certaine idée libérale et désintéressée du commerce des livres, commune à ce qu’on appelle ordinairement la république des lettres » (in : BnF, Les directeurs de la bibliothèque royale, 2007)

    Depuis cette date le sort de la bibliothèque Dupuy est lié au sort de la Bibliothèque royale et constitue aujourd’hui le fonds Dupuy de la BnF, non sans tribulations (par exemple vers 1670 un certain nombre de volumes furent échangés, voire soustraits sans contrepartie par J-B Colbert pour sa propre bibliothèque, et se trouvent aujourd’hui à la Mazarine, ou ont été dispersés.)


     Tribulations de deux bons Arrien


    En ce qui concerne notre volume, le catalogue Duval établi en 1595 à la mort de Claude Dupuy indique qu’il était joint à un autre volume du même auteur et chez le même éditeur (Arriani Epictetus, B. Zanetti , 1535), l’ensemble des 2 volumes constituant un lot à 15 sous. Ces deux ouvrages sont également parfaitement récolés dans le catalogue établi par les frères Dupuy en 1647.



    Le titre de l’ouvrage écrit à la plume à la coiffe supérieure en lettres minuscules grecques (partiellement effacé) est de la main de Claude Dupuy. Le titre est repris postérieurement à la plume sur le deuxième caisson, en caractères latins plus lisibles par Jacques Dupuy.

    Sur la page de titre de notre Arrien se troupe aussi l’ex-libris manuscrit de Jean-Pierre d’Apples. Il s’agit d’un membre d’une famille vaudoise, reçue bourgeoise de Lausannne en 1603. Jean-Pierre DAPPLES exerçait la médecine à Lausanne et enseigna le grec et la morale à l’Académie (de Lausanne), de 1703 à 1733. Il avait composé pour la préface de l’ouvrage de son ami Plantin (Abrègé de l’histoire générale de la Suisse, Genève, 1666) des sizains en son honneur, dont l’un se lit :

    Que sert-il de savoir l’histoire des Romains,
    Qui rangèrent jadis cent peuples sous leurs mains ?
    Que sert-il de savoir l’histoire d’Alexandre,
    Ses généreux desseins et de ses successeurs ?
    Et ne savoir les faits de nos prédécesseurs
    Pour les faire en nos jours renaître de leur cendre.

    Cette référence à l’histoire d ‘Alexandre nous montre en tout cas l’intérêt qu’il était susceptible de porter à notre ouvrage.

    Mais comment ce livre, supposé être en 1657 propriété du roi, sous la garde de Nicolas Colbert, garde de la bibliothèque (mais aussi évêque d’Auxerre), se retrouve-t-il 10 ans plus tard en Suisse dans une famille protestante, cela reste un mystère. De fait, on ignore même s’il n’a jamais intégré la bibliothèque royale, la Colbertine ou la bibliothèque Mazarine. Le livre ne comporte pas d’estampille de la bibliothèque royale, mais on sait que l’estampillage ne commença qu’assez tard

    La réapparition du livre est ensuite attestée par une étiquette apposée sur une page de garde de la Librairie Classique et Ecclésiastique F. Cahu, Place Saint-Sulpice et rue Férou, à Paris, qui date semble-t-il du premier quart du 19ème siècle.

    Plus tard au 19èmesiècle, l’ouvrage a appartenu au célèbre libraire-expert Anatole Claudin (1833-1906), connu notamment pour son importante Histoire de l'imprimerie en France au XVe et au XVIe siècle. Je réfère également à ce billet le concernant dans le blog Le Bibliomane :



    Il y a plusieurs annotations manuscrites de Claudin sur la page de garde, dont notamment celle-ci : La Bibliothèque Nationale possède un exemplaire de l’Epictète d’Arrien imprimé vers la même époque et relié dans le même genre. Il est côté sous le numéro R.2692.

    Il s’agit selon toute vraisemblance de l’exemplaire compagnon du nôtre dans la catalogue de Duval en 1595, également récolé dans le catalogue des frères Dupuy de 1647.

    Dans l’excellent ouvrage de Jérôme Delatour publié en 2001 « Une bibliothèque humaniste au temps des guerres de religion : les livres de Claude Dupuy » l’auteur indique avoir pu identifier, après des recherches approfondies à la Mazarine et à la BnF environ 600 des 835 volumes imprimés décrits par Duval. En ce qui concerne les 2 volumes d’Arrien discutés ici, il indique qu’ils restent « non identifiés ». Ce n’est donc plus le cas pour l’un d’entre eux, nôtre « Anabase d’Alexandre ». Quant à « l’Epictête » d’Arrien, il semble donc avoir disparu (ou s’être égaré) de la BnF à partir du 19ème siècle. Peut-être la publication ici du numéro de référence de la BnF constaté à l’époque par Claudin aidera les conservateurs à le retrouver.

    Au cours du 20èmesiècle, notre ouvrage a été acquis à Londres en 1916 par le pianiste/compositeur Sud-Africain Jan Gysbert Hugo Bosman, dit Vere di Ravelli (1882-1967). Ce dernier était un pianiste international qui tourna dans toute l’Europe, vécut entre 1920 et 1955 à Florence et était également un éminent philologue, spécialiste des langues grecques, syriaques, perses, etc…

    D‘après une notice insérée dans l’ouvrage, le livre est ensuite passé dans le fond de la célèbre librairie de livres anciens de Carlo Alberto Chiesa (1926-1998) à Milan.

    Ciriaco

    Bibliographie :

    1) Giordano Castelli - Identikit del Tipografo Bresciano Bartolomeo Zanetti, Brescia, 2008
    2) Jérome Delatour  - Une bibliothèque humaniste au temps des guerres de religion : les livres de Claude Dupuy, Paris, 2001

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    Photo : source internet, décembre 2016


    L'étiquette dont le texte est reproduit ci-dessous est collée dans un volume imprimé à Agen chez Raymond Noubel en 1807. Il s'agit d'un volume en plein maroquin vert de belle qualité dont le dos est orné aux petits fers, avec pièce de titre de maroquin rouge et roulette dorée en encadrement des plats. Contrairement à ce qui est annoncé sur l'étiquette du relieur Gendre, la reliure ne porte pas en queue du dos les lettres G. R. (pour Gendre Relieur). Il est donc tout à fait possible que cette étiquette ne corresponde pas au volume dans lequel il se trouve et qu'elle ait été collée là postérieurement. Quoi qu'il en soit, le sieur Gendre d'Agen, relieur de son état, nous donne quelques intéressantes informations tarifaires sur la reliure vers la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle (date probable de l'impression de ladite étiquette de relieur). Voici cet avis :

    * * * * * * * * * * * * * * * * * *

    AVIS.

    Le sieur GENDRE, relieur, établi depuis 15 ans dans la ville d'Agen, rue Pont-de-Garonne, n°44, dont les ouvrages font l'ornement des bibliothèques et lui ont acquis la juste estime des connaisseurs, a l'honneur de prévenir le public qu'il vient de fixer le prix de ses reliures, comme on le verra ci-après. Jaloux de sa réputation et de la confiance qui lui est accordée, il redoublera d'efforts pour l'affermir et la mériter de plus en plus ; il a pris dans cet objet les moyens les plus efficaces ; et pour que ses ouvrages ne soient pas confondus avec ceux d'autres relieurs, il avertit que tous les livres sortant de sa main seront marqués au bas du dos des deux lettre G. R. en petits caractères. Il fait aussi des Cartes d'échantillons pour les négociants et voyageurs ; Agenda de toute espèce ; et Registres de toutes grandeurs et qualités, qu'il vend à juste prix.

    PRIX DES RELIURES DU SIEUR GENDRE.

    Demi-reliure, doré sur le dos, avec titre : in-4° (2 livres) - in-8° (1 livre) - in-12 (15 sols) - in-18 (11 sols)
    Reliure à la bordure, propre : in-4° (3 livres) - in-8° (1 livre 10 sols) - in-12 (1 livre) - in-18 (16 sols)
    Racine, marbré, dentellé : in-4° (4 livres 10 sols) - in-8° (2 livres 5 sols) - in-12 (1 livre 12 sols) - in-18 (1 livre 4 sols)

    Outre ces reliures, le sieur Gendre en fait d'autres au goût des amateurs, telles qu'en maroquin, et en compartiments de toute espèce.

    * * * * * * * * * * * * * * * * * *

    Que trouve-t-on sur le sieur Gendre d'Agen ? Rien. Personnellement je n'avais encore jamais rencontré son étiquette dans une reliure. Et je n'ai jamais non plus rencontré les lettres G. R. en queue d'une reliure de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. Et vous ? Tout reste à découvrir sur ce relieur agenais.

    Bonnes fêtes de fin d'année aux lectrices et aux lecteurs du Bibliomane moderne,
    Bertrand

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    Achevé d'imprimer pour H. Launette et Cie
    le 30 mai 1888 par Claude Motteroez
    sur le Roman Comique de Scarron illustré par Edouard Zier


    Ce billet, premier de l'année 2017, est placé sous le signe du participatif : envoyez moi à librairie-alise@orange.fr les achevé d'imprimer originaux que vous avez rencontré dans votre bibliothèque ou ailleurs et je les ajouterai dans ce billet. Il me faut l'auteur et le titre du livre concerné. 

    Merci d'avance et encore une fois meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne


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    Eau-forte et aquatinte par François Courboin, imprimée par Charles Wittmann
    Dimensions du cuivre : 14,5 x 13 cm. Dimensions de la feuille : 20 x 17 cm.
    Papier vélin de cuve type Arches épais.
    Cette carte doit dater des années un peu avant 1900.


    Henri Leclerc succède à Léon Téchener au décès de ce dernier en 1888. Il s'associe alors avec Paul Cornuau. En janvier 1923 c'est Louis Giraud qui succède au libraire Henri Leclerc. En octobre 1928 la librairie passe du 219 rue Saint-Honoré au 128 boulevard Saint-Germain. Le reste de l'histoire est écrit dans l'historique de la librairie Giraud-Badin.

    Ce qui nous intéressera ici ce sont les 6 personnes présentes sur cette gravure et qui sont "identifiables" pour qui s'y penchera d'un peu près. La scène se passe à la librairie Henri Leclerc donc. Qui sont ces hommes à barbe et à moustaches ? Bibliophiles et libraires, relieurs ? Saurez-vous les reconnaître ?

    Bonne soirée,
    Bertrand Bibliomane moderne


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    A quel artiste appartient cette composition ? A quel ouvrage ? Publié à quelle date ?

    Répondez en commentaire.

    Bonne journée,
    Bertrand Bibliomane moderne


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    Lithographie spécimen par Ch. Dupuy & Fils, 1881
    Imprimeurs-Lithographes
    22, Rue des Petits Hôtels
    Paris

    Coll. priv.


    La famille Dupuy était imprimeur-constructeur
    La nouvelle presse chromo-lithgraphique perfectionnée Th. Dupuy, vers 1890

    Archive Gallica - Copie d'écran

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